Une autre arrestation musclée dans le métro de Montréal

Une intervention musclée d'agents de la STM, jeudi soir, à la station de métro Villa-Maria suscite beaucoup de réactions et de questions sur internet.

Dans la vidéo, on voit deux agents qui tentent de maîtriser un individu, notamment en lui assénant des coups de matraque alors qu'il est couché sur le dos. À plusieurs reprises, les agents lui demandent de se coucher sur le ventre pour l'arrêter, ce qu'il refuse. 

La vidéo se termine alors que le suspect réussit à prendre la fuite. 

TOUTE UNE SCÈNE POUR UN BALLON

La porte-parole de la STM Amélie Régis nous a confirmé l'authenticité de la scène captée par vidéo. L'organisme ne questionne pas l'intervention de ses agents qui auraient utilisé               « la force en fonction du niveau de collaboration de la personne interpellée ».

Les agents sont intervenus parce que l'individu importunait des passagers à l'intérieur des wagons de métro avec un ballon de basketball. 

Ils ont convenu de lui remettre une contravention à l'extérieur du train pour éviter une scène. Ce n'est qu'après que la vidéo partagée sur les réseaux sociaux a été filmée. La STM n'est pas en mesure de confirmer si l'individu a reçu une contravention.

UNE ENQUÊTE PUBLIQUE?

Suite à la diffusion de ces images, le conseiller municipal de Snowdon, Marvin Rotrand, exige une enquête publique dans une lettre adressée au président de la STM Philippe Schnobb. Il demande à la STM une enquête indépendante sur la vidéo qui montre, selon lui, des « policiers frapper à plusieurs reprises quelqu'un qui ne résistait pas ». Toujours selon le document obtenu par CTV, il souhaite également que les conclusions de l'enquête soient ensuite révélées au public.

Marvin Rotrand ajoute qu'il n'existe « aucun moyen indépendant et impartial d’enquêter sur les plaintes des citoyens contre les inspecteurs de la STM ».

La Société de transport de Montréal a fait la manchette pour une autre arrestation musclée survenue en août dernier, lorsqu'un homme a été intercepté pour avoir utilisé la carte d'accès de sa copine à la station Guy-Concordia.