VIDÉO La voiture volante d'Airbus présentée au Salon de l'auto de Genève

Le géant français de l'aéronautique Airbus et l'entreprise de design automobile Italdesign dévoilent aujourd'hui leur prototype de voiture volante au public, au Salon de l'automobile de Genève, en Suisse.

La presse automobile du monde entier y a eu accès mardi.

En fait, il s'agit d'un véritable système de transport collectif. Si votre ville en faisait l'acquisition, vous pourrez commander cette voiture comme un taxi.

Les deux compagnies espèrent une mise en marché d'ici les 10 prochaines années. La clientère visée : les grandes villes qui ont des problèmes de congestion.

Mais comment cet étrange bolide, nommé Pop.Up, fonctionne-t-il?

La Pop.Up est d'abord une cabine, qui peut accueillir deux passagers. Cette cabine peut se rattacher à deux modules de transports : un terrestre, et un aérien.

En mode terrestre, la cabine est déposée sur une base roulante, comme une voiture traditionnelle.

En mode aérien, c'est un module de quatre hélices qui s'attache au toit de la cabine, et qui transporte ses passagers vers leur destination.

Peu importe le mode, tout se fait en pilotage automatique. À l'aide d'une application, le client peut commander le véhicule, qui viendra le prendre peu importe où il est, pour le mener vers sa destination, et ce, en utilisant les deux modes de transports, selon le trajet le plus rapide.

La Pop.Up fonctionne entièrement à l'électricité.

Voici la vidéo de démonstration, préparée par Italdesign.

Airbus n'est pas la seule dans la course à la voiture volante.

La première entreprise à s'être risquée est l'américaine Terrafugia, qui en 2015, a dévoilé son modèle The Transition. Contrairement au système d'Airbus, il s'agit ici d'un modèle conçu pour le consommateur. La voiture fonctionne à essence et déploie deux ailes quand son pilote décide qu'il est temps de s'envoler.

Elle aussi est entièrement pilotée de manière automatique. Terrafugia espère la mettre en marché dès 2018.

De plus, l'un des fondateurs de Google  investit dans une jeune entreprise qui développe elle aussi un modèle de voiture volante (Zee.Aero).

EST-CE SÉRIEUX?

Les objectifs de mise en marché de plusieurs entreprises semblent ambitieux.

Comment faire voler ces engins sécuritairement, alors que les voitures terrestres autonomes ne sont pas encore dotées de systèmes anticollision complètement sûrs?

Chose certaine, les investissements pour y arriver sont sérieux. Airbus investit chaque année 3 milliards d'euros en recherche.