Le Conseil d'éthique sur l'alcool s'en prend au MacFly et à une partie de bière-pong

Des établissements de Québec, La Pocatière et Saint-Georges-de-Beauce ont fait l'objet d'une plainte au Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons alcooliques en 2018.

L'organisme a notamment récidivé à l'encontre du Bar Arcade MacFly qui a refusé de retirer une publicité du retour à l'école illustrant une écolière vêtue d'un décolleté et d'une jupe carrotée.

L'an dernier, il avait reprocher aux propriétaires du bar de Saint-Roch de manquer d'éthique en comparant les femmes à de la marchandise pour mousser ses ventes d'alcools.

La Mac Fly avait d'ailleurs envoyé une mise en demeure au Conseil d'éthique, mais il a abandonné les démarches dans les mois suivants.

En comparant les femmes à de la marchandise, démontrant, dans sa campagne « Back to school », en plus de son mépris pour les femmes, son mépris des règles les plus élémentaires de l’éthique, illustrant de plus sa campagne avec des adolescentes en totale dérogation du code d’éthique.

Extrait du rapport annuel

Un autre établissement licencié, le Saloon de Saint-Georges, est aussi vivement critiqué dans le rapport 2018 qui rendu public ce matin.

Une promotion qui s'interroge à savoir combien de ''shots'' les clients peuvent ingurgiter avant d'être incapables de prononcer Jägermeister a entraîné le dépôt d'une plainte qui a été retenue en raison d'un manque d'éthique.

Le Conseil signale finalement avoir reçu plusieurs plaintes visant l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière pour une partie de bière-pong entre étudiants, dont certains étaient possiblement d'âge mineur.

Les auteurs du rapport soulignent que la page Facebook du Comité des sports de l'ITA a fait la promotion de l'activité en affirmant que les participants auraient à boire de l'eau et non de la bière.

Le bière-pong est pourtant un jeu à boire très populaire qui consiste à lancer une balle de ping-pong à la main dans le but de la faire atterrir dans l'un des dix verres remplis d'alcool à l'autre extrémité. 

Lorsqu'un joueur réussi, son adversaire doit consommer son contenu.

Le Conseil d'éthique affirme que le directeur du campus a répondu de façon satisfaisante aux préoccupations soulevées et que des mesures seront prises pour éviter tout autre dérapage du même genre.

Au total, l'organisme affirme avoir traité 10 plaintes en 2018.