Le crucifix continuera de veiller sur les élus du conseil municipal à Québec

Contrairement à Montréal, le crucifix ne bougera pas de la salle du conseil muncipal à l'hôtel de ville de Québec.

À l'autre bout de l'autoroute 20, la mairesse Valérie Plante profite d'un important projet de rénovation pour déplacer le symbole ostentatoire dans un espace muséal dédié aux objets patrimoniaux.

L'administration Labeaume n'a pas l'intention d'imiter la métropole, même si l'idée est aussi envisagée à l'Assemblée nationale.

La décision, je pense monsieur le maire l'a dit à plusieurs reprises, pour nous autres c'est un aspect patrimonial de la salle du conseil. Il n'y a pas d'enjeu la décision est prise et on va s'y conformer à moins que l'on reparte un grand débat.

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif

À Montréal, l'administration au pouvoir justifie sa décision par le changement de contexte par rapport à l'époque où le symbole religieux a été installé, c'est à dire en 1937.

On estime que les institutions démocratiques doivent être neutre, laïques et ouvertes à l'ensemble des citoyens.

Autrefois, les élus prêtaient serment devant Dieu, ce qui n'est évidemment plus le cas aujourd'hui.

À l'Assembée nationale aussi?

Le crucifix pourrait également être appelé à disparaître du Salon bleu de l'Assemblée nationale à Québec.

C'est du moins ce qu'a laissé entendre le premier ministre François Legault qui admet que des discussions sont en cours à ce sujet bien qu'aucune décision n'est encore prise.

Il précise que le sort du crucifix est lié au projet de loi sur les signe religieux qui est parrainé par le ministre Simon Jolin-Barette.