Les propriétaires de chiens « à risque » paieront plus cher que les autres à Québec

La Ville de Québec envisage de facturer 250 dollars par année aux propriétaires de chien jugés à risque à compter de 2020.

La grille tarifaire des permis annuels prévoit un montant de 30 dollars pour chaque chien stérilisé, facture qui double s'il n'a pas subi l'opération.

75% des chiens qui vivent dans une famille sur le territoire de Québec n'ont pas été enregistrés auprès des autorités en 2018, même si le permis est obligatoire.

L'administration est beaucoup plus indulgente envers les chats pour qui le paiement d'une licence se fait sur une base volontaire.

La nouvelle politique suggère un montant de 10 dollars pour enregistrer un premier matou micropucé et stérilisé. La facture triple pour chaque autre chat qui s'ajoute dans un ménage.

Nouveauté qui est aussi digne de mention : tous les chats vendus dans une animalerie devront être systématiquement stérilisés et micropucés.

Afin de s'attaquer aux colonies de chats errants dans les rues de la capitale, la ville consacrera 50 000 dollars ce printemps pour un projet-pilote de capture, stérilisation et relâche.

Nouvelle définition d'un chien à risque

La ville profite de la modernisation de sa politique de gestion animalière pour étoffer la définition d'un chien considéré à risque. L'animal peut être identifié comme tel lorsqu'il a mordu, a tenté de mordre, a attaqué ou tenté d'attaquer une personne, sans lui cause la mort.

Un chien qui mord un animal (chat/chien) en lui causant une lacération peut être considéré à risque. C'est le cas également d'un chien qui a commis un geste susceptible de porter atteinte à la sécurité d'une personne ou d'un animal (chat/chien).

Bon an mal an, ce sont entre 10 à 20 chiens qui sont évalués sur le territoire de Québec par un médecin vétérinaire afin de déterminer s'ils sont à risque. Le comportement du maître et le milieu de vie est aussi pris en compte par le spécialiste.

Les chiens dangereux de leur côté devront être euthanasiés. La politique ne tient pas compte de la race du chien dans son évaluation.

Selon une analyse de la firme Léger, on dénombre 58 400 chiens et 116 600 chats à Québec. 43% des ménages en ont au moins un à la maison.