Québec 21 exige un référendum sur le tramway, la communauté d'affaires rêve d'une solution rapide

La communauté d'affaires de Québec trouve anormal que l'impasse persiste dans le financement du tramway à Québec.

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec presse les deux paliers de gouvernement de tout mettre en oeuvre afin de confirmer l'enveloppe de 3 milliards de dollars pour le projet de réseau de structurant.

Sa présidente Julie Bédard estime que le temps presse puisque le tramway vient répondre à des enjeux économiques et environnementaux.

Elle évoque l'attractivité que représente le réseau de transport structurant pour les investisseurs et la main d'oeuvre alors que le taux de chômage n'a jamais été aussi bas dans la capitale.

On ne peut pas reporter ce projet-là. Tout ce qui s'étire se salit. Actuellement, les grandes villes dans le monde ont un transport structurant et une mobilité efficiente. Avant de passer à un autre projet, il faut régler celui-là. On ne veut pas faire de politique, on croit en nos élus. On veut juste qu'ils s'assoient ensemble et qu'ils nous reviennent avec une entente claire nette et précise.

Julie Bédard, présidente de la Chambre de commerce

Jean-François Gosselin veut un référendum

Le discours était bien différent dans les rangs de l'opposition à l'hôtel de ville qui revient de nouveau à la charge avec l'idée d'un référendum sur le réseau de transport structurant.

Le chef de Québec 21 Jean-François Gosselin prétend offrir une porte de sortie au maire Labeaume dans l'impasse du financement alors qu'il déposera un avis de proposition lundi lors de la prochaine séance du conseil municipal.

Il se dit convaincu qu'un appui de la population donnerait le levier nécessaire à l'administration pour débloquer le problème de financement.

Je suis convaincu que les citoyens de Québec doivent se prononcer là-dessus. Ce que je dis à tout ceux et celles qui pensent que c'est un bon projet. Vous avez peur de quoi? Pourquoi on ne va pas en référendum? C'est une porte de sortie, c'est une chance unique qu'on lui offre. À lui de le faire, c'est lui le maire, c'est lui le leader.

Jean-François Gosselin, chef de l'opposition