Un père biologique de Lévis n'a pas réussi à reconnaître sa paternité devant la Cour suprême

 

Un père biologique de Lévis n'a pas réussi à faire reconnaître sa paternité légalement devant la Cour suprême.

L'histoire remonte à 2015 alors que la femme impliquée dans cette histoire de paternité a donné naissance à un enfant à la suite d'une aventure extraconjugale.

Son conjoint, qui a découvert l'infidélité cette même année, a décidé de mettre fin à sa relation avec la femme. Il a cependant toujours pris soin de l'enfant en raison d'une garde partagée.

Quelques mois après la séparation avec son ex-conjoint, la femme a décidé d'emménager avec son amant.

L'amant, qui s'occupait du petit de sa conjointe à l'occasion, n'était pas certain de s'il s'agissait de son enfant ou non.

Finalement, pour éclaircir toute cette histoire, un test d'ADN a révélé que l'amant de la femme était bel et bien le père biologique de l'enfant.

Réalité sociale avant réalité biologique

Débouté en première instance, l'amant, c'est-à-dire le père biologique, s'est retourné vers le plus haut tribunal de justice pour faire reconnaitre sa paternité.

Dans une décision partagée, la Cour d'appel a confirmé la paternité au père non biologique, le premier conjoint de la dame avec qui il avait une garde partagée de l'enfant.

Le juge Simon Ruel explique cette décision par le fait que c'est la réalité sociale qui prédomine devant la réalité génétique ou biologique dans ce genre de contexte familial.

La Cour Suprême pourrait revoir sa décision seulement si elle y voit un enjeu national.