Accalmie au parc Lepage

La Ville de Rimouski, la Commission scolaire des Phares, la Sûreté du Québec (SQ) et le CISSS du Bas-Saint-Laurent font le point sur les démarches entreprises pour contrer la violence au parc Lepage.

Le comité de travail s'est réuni à nouveau pour éviter que les attroupements et les bagarres entre adolescents de l'automne dernier ne se reproduisent avec l'arrivée du beau temps.

Les différents intervenants misent toujours sur la sensibilisation auprès des parents et des jeunes, des patrouilles sporadiques de la SQ sur l'heure du midi et à la sortie des classes, la présence de travailleurs de rue et la revitalisation du parc.

Selon le maire, les mesures ne visent en aucun cas d'empêcher l’accès au parc pour les élèves. « Le parc Lepage doit rester habité », croit Marc Parent.

« On ne veut pas prendre de mesures drastiques. Lors de nos rencontres, on s’est demandé si l’on devait, par exemple, fermer l’accès au parc à certaines heures. Il n’est pas question de faire ça. On prendra les mesures nécessaires s’il y a des actes répréhensibles. »

Marc Parent, maire de Rimouski

La SQ ne rapporte aucun cas de violence depuis le mois de décembre et aucune nouvelle arrestation.

Les cinq dossiers déjà soumis au directeur des poursuites criminelles et pénales, dont certains concernant un même suspect,  sont toujours à l’étude.

Un patrouilleur de la Sûreté du Québec au parc Lepage.

Maude Parent, journaliste Bell Média

« L’effet apaisant » de la sensibilisation

Le président de la Commission scolaire des Phares attribue l’accalmie à la sensibilisation auprès des parents.

Gaston Rioux estime que la lettre envoyée aux parents, l’automne dernier, ainsi que les différentes sorties médiatiques des intervenants dans le dossier ont eu un « effet apaisant ».

« On ne peut pas embarrer les élèves à l’intérieur de l’école. Mais je pense que notre rôle de sensibilisation et d’éducation est important pour dire à nos jeunes que la violence et l’intimidation ne représentent pas un moyen d’expression normal. »

Gaston Rioux, président de la Commission scolaire des Phares

La Commission scolaire entend questionner les élèves qui ont participé aux attroupements pour déterminer si les activités offertes par les écoles secondaires correspondent à leurs besoins. « Il faut aussi accepter que les jeunes peuvent avoir besoin de se reposer sur l’heure du midi », ajoute le président.