Accaparement des terres et sécheresse: deux priorités pour l'UPA

L'Union des producteurs agricoles s'active pour freiner l'accaparement des terres agricoles au Bas-Saint-Laurent. 

Le syndicat réclame l'implication de Québec dans le dossier. 

L'UPA souhaite limiter à 100 hectares par année la superficie de terre pouvant être acquise par un particulier ou une société. 

Une mesure qui permettrait d'empêcher les investisseurs de spéculer sur les terres agricoles. 

Rappelons que la Caisse de dépôt et de placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ ont tous deux investi 10 millions de dollars au printemps dernier pour soutenir l'entreprise PANGEA. 

Une situation inacceptable pour le représentant de l'Union, Pierre Lemieux: 

Moi j'ai toujours cru au développement régional et local par les gens du milieu. PANGEA, son siège social est à Montréal. Pourquoi ces deux fonds ne se réunissent pas avec des acteurs locaux, pour investir localement. 

L'UPA est d'avis que ce type d'entreprise représente une concurrence déloyale pour la relève agricole puisqu'elle contribue à une hausse de la valeur marchande. 

Par ailleurs, les producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent ressentent toujours les effets de la sécheresse connue cet été dans la région. 

Bien qu'ils aient reçu une avance de 4,2 millions de dollars par le biais du programme d'assurance récolte, l'Union des producteurs agricoles évalue qu'il en faudrait le double pour compenser les pertes engendrées au cours de la dernière saison. 

Le syndicat sollicite l'appui de Québec pour obtenir une aide financière du fédéral par le biais du programme Agri-Relance. 

Une rencontre a eu lieu entre le ministre de l'agriculture, Laurent Lessard et le président de l'UPA au Bas-Saint-Laurent Gilbert Marquis. 

Ce dernier souhaiterait toutefois qu'on passe de la parole aux actes dans le dossier.