La STQ fait l'acquisition du NM Saaremaa

Le NM Saaremaa se joindra officiellement à la flotte permanente de la Société des traversiers du Québec (STQ).

Le navire, acquis au coût de 39 M$ et construit en 2010, prendra la relève du F.A.-Gauthier à la traverse Matane-Côte-Nord à partir du mois de juillet, dans le meilleur des scénarios.

Le Saaremaa a une capacité d’accueil de 150 véhicules et de 600 passagers.

La traversée de l'Atlantique devrait débuter la semaine prochaine et s'effectuera par un convoi garanti par le vendeur.

De nombreux travaux pour opérationnaliser le navire s’effectueront après son arrivée à Québec, prévue à la mi-mai.

Le bateau devra être « canadianisé » pour répondre aux normes maritimes canadiennes.

Éviter que la saga se poursuive

Le PDG par intérim de la STQ assure que l'offre d'achat était conditionnelle à la réparation complète du Saaremaa, qui avait eu des ennuis, le 27 mars dernier, après être entré en collision avec un autre bateau à son port d’attache en Allemagne.

Les travaux étaient mineurs, mais ont retardé le processus d’achat de deux semaines.

Stéphane Lafaut indique que l'objectif est de mettre le navire en service le plus rapidement possible. Il dit « comprendre le sentiment d’urgence des citoyens de la Gaspésie et de la Côte-Nord », mais pas question de brûler d'étapes.

« Je veux être clair : même si nous avons tous très hâte que le Saaremaa soit en service, il est hors de question qu’il prenne la mer, ne serait-ce que pour des exercices, si nous ne sommes pas pleinement satisfaits et convaincus que la formation des équipages est adéquate et que l’opération du navire est entièrement sécuritaire. »

Stéphane Lafaut, PDG par intérim de la STQ

Le cas du F.A.-Gauthier, toujours vague

Le F.A.-Gauthier est désormais à quai au chantier Davie, la cale sèche ayant besoin d’être libérée.

Les causes du bris des propulseurs sont toujours inconnues. Une nouvelle série de tests devra être faite en Europe, selon M. Lafaut.

« Avant de remonter les propulseurs, on veut s’assurer de bien comprendre ce qui s’est passé. »

Stéphane Lafaut, PDG par intérim de la STQ