Les préposés aux bénéficiaires dénoncent aussi le temps supplémentaire obligatoire

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent (SCFP) appuie les infirmières du Québec dans leur mobilisation contre le temps supplémentaire obligatoire (TSO).

Il déplore que le CISSS n'ait toujours rien entrepris pour faire cesser le recours systématique à cette pratique pour ses préposés en CHSLD.

Selon la présidente Johanne Campagna, il se fait toujours autant de TSO, et ce, dans le « seul but de combler du personnel manquant ».

Le syndicat explique que, contrairement aux infirmières, aucun code de déontologie ne permet à l'employeur d'obliger les préposés aux bénéficiaires de rester après un quart de travail.

Il joint sa voix à la FIQ pour demander à la ministre de la Santé, Danielle McCann, d'agir pour mettre un terme à l'utilisation du TSO comme mode de gestion.

« Notre monde est au bout du rouleau et n’en peut plus de se faire séquestrer au travail. Pire encore, le CISSS cache ses données et dit qu’il ne s’est pas fait de TSO les dernières semaines, ce qui est totalement faux, car nos membres nous le rapportent. »

Yanick Proulx, conseiller syndical SCFP

Une rencontre est prévue, vendredi, entre le SCFP et le député caquiste de Rivière-du-Loup, Denis Tardif.