Plus risqué de subir un traumatisme en milieu rural

Voiture police et ambulance petit

Une étude de l'Université Laval en arrive à la conclusion que le risque de mortalité des victimes de traumatismes physiques est 3 fois plus élevé en milieu rural qu'en milieu urbain.

Le docteur Richard Fleet et son équipe ont analysé les données de 26 hôpitaux en région pour établir ce constat publié dans une importante revue médicale.

Toutes les urgences de l'étude sont situées dans des municipalités de moins de 15 000 résidents.

11 des 26 urgences sont dans l'Est-du-Québec incluant celles d'Amqui, de Maria et des Îles-de-la-Madeleine.

L'étude précise que le taux de mortalité plus élevé en milieu rural est directement lié aux délais plus longs entre les appels au 9-1-1 et l'arrivée des patients à l'urgence.

Pour le docteur Fleet, il s'agit d'un argument fort pour améliorer les temps d'intervention pour transporter les patients, incluant l'utilisation d'hélicoptères.

Le député de Matane-Matapédia réagi sans attendre à cette étude.

Pascal Bérubé répète qu'il faut rapidement abolir les horaires de faction des ambulanciers dans l'ensemble de la région et particulièrement en Matanie.

Une décision qui permettrait au moins de réduire l'attente entre l'appel au 9-1-1 et l'arrivée des ambulanciers sur les lieux.

Le chef par intérim du Parti Québécois ajoute que la situation actuelle à l'hôpital d'Amqui n'améliore pas du tout les délais.

Il précise que depuis que les femmes de la Matapédia doivent se rendre à Rimouski pour accoucher pendant certaines périodes, il y a moins d'ambulances disponibles sur le territoire.

Il demande à la ministre de la santé Danielle McCann de prendre les mesures pour corriger ces deux situations potentiellement dangereuses.