59,8 M$ pour développer le secteur bioalimentaire

Québec investira 59,8 M$ sur cinq ans pour favoriser le développement et la prospérité du secteur bioalimentaire.

Trois nouveaux programmes seront mis en place.

Le premier, Priorités bioalimentaires, permettra l'élaboration et la révision des plans de développement de la zone agricole (PDZA).

Il vise aussi une meilleure synergie entre les municipalités et les producteurs, dans une perspective de développement durable du territoire.

Le gouvernement mettra aussi en place le programme Laboratoires d'innovations bioalimentaires.

L'objectif est de permettre aux producteurs d'expérimenter des solutions innovantes.

Le troisième programme vise à assurer la relève d'entreprises de petite taille. 43 % des entreprises de la région sont dans cette catégorie.

Le bioalimentaire doit être valorisé pour favoriser l'occupation du territoire, rappelle le député d'Abitibi-Est, Guy Bourgeois.

« On a une réalité, en Abitibi-Témiscamingue, au niveau des petits producteurs. On veut aider ces gens-là à croitre et avoir un impact socioéconomique sur le territoire. Ce que ça fait, c'est des familles qui s'installent, qui exploitent, des enfants qui vont à l'école, c'est de la création d'emplois sur l'ensemble du territoire. »

Il donne l'exemple d'une partie du rang 1 et 10, à Macamic, qui est fermé en raison du manque d'occupants.

Audrey Folliot, Bell Média. Le député Guy Bourgeois, le propriétaire de Fromabitibi, Guillaume Lemieux, le président de l'UPA, Pascal Rheault et le directeur régional du MAPAQ, Alain Sarrazin

Deux programmes existants seront aussi bonifiés sur cinq ans, soit celui de drainage et de chaulage des terres et celui visant la croissance du secteur biologique.

Le drainage et le chaulage sont fondamentaux pour l'Abitibi-Témiscamingue, rappelle Guy Bourgeois.

« On a un déficit par rapport au reste de la province au niveau du pourcentage de terres qui sont drainées, donc c'est important de maintenir ce programme-là, de s'assurer que sur l'ensemble du territoire, on s'approprie cette dynamique-là parce que ça augmente la capacité de production et la diversité des productions qu'on peut faire sur ces terres. »

L'UPA satisfaite

Ces diverses mesures sont bien accueillies par le président de l'Union des producteurs agricoles, Pascal Rheault.

« Au niveau du drainage, c'est une annonce qu'on attendait pour une prolongation. Il y a des annonces dans différents secteurs, soit le biologique, les PDZA qui sont très importants pour nous. Si on veut diversifier notre agriculture et en mettre partout sur le territoire, je pense que ces annonces-là vont aller en ce sens. »

Il aurait toutefois aimé voir au budget la bonification de l'assurance récolte.

Pascal Rheault aimerait que la région atteigne 700 fermes d'ici 10 ans.

L'annonce a été faite chez Fromabitibi, à Macamic, une petite entreprise qui pourra bénéficier de ces différentes mesures.

Audrey Folliot, Bell Média. La ferme de Fromabitibi, à Macamic