65 000 $ pour la pleine reconnaissance des minorités sexuelles

La Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue pourra continuer de travailler à la pleine reconnaissance des personnes de minorités sexuelles.

Québec lui octroie 65 000 $. L'organisme pourra ainsi poursuivre la lutte à l'homophobie et à la transphobie.

La majorité du montant permettra la réalisation du projet « Je suis quelqu'un ».

Ce dernier vise une bonification des interventions pour lutter contre l'intimidation liée, notamment, à l'orientation sexuelle.

Les sommes permettront d'embaucher une chargée de projet à cet effet, explique la présidente de la Coalition, Cathy Gélinas.

« C'est bonifier le contenu en incluant l'intimidation à caractère sexuel. Avec toute la vague de dénonciations, on trouvait que c'était important d'inclure un contenu de cette teneur-là. On va pouvoir également traduire nos outils en anglais pour pouvoir les présenter dans les communautés autochtones de la région, donc c'est une nouveauté. »

Au cours de la dernière année, via le projet Action contre l'intimidation, la Coalition a rencontré 1 100 jeunes et une soixantaine d'intervenants.

iStock/monkeybusinessimages Deux pères et leur fille.

Le Cégep et l'UQAT célèbrent la diversité sexuelle

Cette annonce survient en pleine Semaine de la diversité sexuelle.

Le Cégep organise une panoplie d'activités pour l'occasion, ce que salue la présidente de la Coalition.

Cathy Gélinas et Philippe Dupuis donnent d'ailleurs une conférence ce soir (jeudi) au salon des résidences des filles sur le coming-out en milieu de travail ou scolaire.

C'est encore tout un défi aujourd'hui, et il reste beaucoup de travail à faire pour l'acceptation sociale de la diversité, se désole la conférencière.

« C'est sur qu'un jour, on souhaite que les gens n'aient plus à faire de coming out, que ce soit une réalité comme une autre et qu'on n'ait pas à expliquer notre situation, mais c'est encore de sensibiliser, d'éduquer. Quand on lit simplement sur les réseaux sociaux les commentaires transphobes, les commentaires homophobes, les mots qui sont pris, il reste beaucoup de travail à faire. »

L'entreprise MédiAT dénonçait d'ailleurs hier (mercredi) des commentaires transphobes et dégradants tenus à l'endroit de l'une de ses collaboratrices.