Accident d'avion à Amos : le pépin n'était pas visible

L'accident d'avion qui a coûté la vie à Robert Guay, à Amos, en août dernier, était difficilement évitable.

Le Bureau de la sécurité des transports a terminé son travail et transmis une lettre au coroner.

Ce n'est qu'après analyse du moteur de l'ultra-léger de la victime que la cause réelle est apparue : de l'ingestion d'eau dans le moteur a causé la baisse de régime.

L'enquêteure principale régionale au BST, Isabelle Langevin :

«C'était invisible à l'oeil nu.  C'est vraiment lorsqu'on a démonté le moteur complètement qu'on a pu voir.  Avec le temps, la corrosion a délogé des débris dans les cylindres et les bougies d'allumage.  Lorsqu'il a mis la pleine puissance au décollage, ces particules là se sont dégagées et ont causé une perte partielle de puissance du moteur».

L'homme de 62 ans de Laval était un pilote expérimenté, mais malgré tout, la tragédie est survenue en cinq secondes :

«Lorsque l'aile a décroché, vraiment un décrochage, elle ne pouvait plus voler, ça s'est incliné vers la droite.  Comme il était à 250 pieds, il n'avait plus assez d'altitude pour voler».

Les expertises ont eu lieu aux laboratoires du BST à Ottawa.