Acquittement en 42 sec: c'est déplorable, selon Marc Lemay

Notre chroniqueur et avocat criminaliste Marc Lemay déplore le comportement d'un juge de la Cour municipale de Longueuil, qui a acquitté une amie en 42 secondes en février dernier.

 

L'histoire est sortie cette semaine dans le Journal de Montréal. La femme se défendait d'une infraction au Code de la sécurité routière et c'était le dernier jour de travail du juge Jean Herbert avant sa retraite. Il avait même devancée la comparution de la dame.

Selon Marc Lemay, c'est l'exception qui confirme la règle et ça nuit grandement à l'image de la justice.

Après 44 ans de pratique, il a vu plusieurs avocats être nommés juges. Leur vie change à ce moment. Il a rappelé ce matin dans Le Boost que les juges ont une obligation de réserve.

« On doit toujours avoir une distance et les juges doivent, pas peuvent, doivent garder une distance et surtout dénoncer le risque de conflit d'intérêt qu'ils ont ou qu'ils pourraient avoir avec la personne qui passe devant eux. »

- Marc Lemay

Le même besoin de distance s'applique pour la relation avocat-client. Le client peut être un ami de l'avocat, mais le lien de confiance doit être présent et c'est l'avocat qui fait les représentations en cour.

Me Lemay ajoute qu'il pourrait y avoir enquête ou plainte en déontologie contre le juge de Longueil même s'il est à la retraite. Jean Herbert admet avoir rendu service à d'autres amis ou connaissances durant ses 27 années de carrière. Il est également suspecté d'avoir surfacturé la Cour en augmentant ses heures de services.