Apprendre à réagir VITE en cas d'AVC

La rapidité de traitement fait toute la différence lorsqu'une personne subit un accident vasculaire cérébral.

Un AVC survient lorsque le flux sanguin vers une partie du cerveau est interrompu.

C'est pourquoi la campagne VITE de la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC revient pour une troisième année.

On souhaite faire connaître davantage les signes de l'AVC au travers l'acronyme VITE.

V pour visage, est-il affaissé? I pour incapacité à lever les bras normalement, T pour trouble de la parole et E pour extrême urgence.

Si vous reconnaissez ces signes chez quelqu'un, composez le 911 sans tarder.

On pourra ainsi lui administrer un médicament pour dissoudre le caillot ou passer un cathéter pour aller chercher le caillot dans le vaisseau sanguin dans le cerveau.

C'est une question de vie ou de mort, explique le neurologue, Dr Sylvain Lanthier.

« Si on ne donne pas de médicament, il y a seulement 25 % des patients qui récupèrent intégralement. Lorsqu'on donne le médicament en question, la proportion des patients qui récupèrent intégralement augmente à 37%, et lorsqu'on fait les deux traitements possibles, la proportion augmente à 50%. »

Facteurs de risque

Certains comportements peuvent augmenter les risques d'AVC, ajoute le Dr Lanthier.

« Ça dépend des groupes d'âge, mais les principaux facteurs de risques d'AVC sont l'âge, le tabagisme, le diabète, l'hypertension et les problèmes de cholestérol. »

Selon un récent sondage, 37% des adultes québécois ne connaissent aucun des signes.

Les porte-parole cette année sont l'animatrice Josée Boudreault, qui a subi un AVC en juillet 2016, et son conjoint, Louis-Philippe Rivard.

Un AVC survient toutes les 45 minutes au Québec et est une des principales causes de décès, d'hospitalisation et d'incapacités graves.