Arsenic à Rouyn-Noranda: plus de voix citoyennes au comité de suivi

Les installations de la Fonderie Horne, dans le quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda, en mai 2019.

Les citoyens du quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda sont invités à s'impliquer davantage dans le comité consultatif de suivi de l'étude de biosurveillance, qui traite de la question de l'arsenic.

 

La Direction de santé publique (DSPu) de l'Abitibi-Témiscamingue souhaite en recruter cinq, soit deux de plus qu'avant. Un membre du Comité Arrêt des Rejets et Émissions Toxiques (ARET) a aussi été ajouté.

De plus, un représentant du Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT) y siègera pour aborder les enjeux environnementaux liés aux émissions d'arsenic.

« Pour nous, il a toujours été très important d'avoir une voix citoyenne pour avoir un retour de la population sur nos différents outils ou nos différentes actions. On a aussi ajouté un membre du comité ARÊT étant donné que c'est le comité qui est peut-être le plus en relation avec les citoyens du quartier. Pour nous, que le comité ARÊT puisse transmettre une information juste et précise à tous les citoyens, c'était tout à fait important de les ajouter. »

- Daniel Proulx, coordonnateur

Vous pouvez soumettre votre candidature sur le site web du CISSS-AT.

La directrice de santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue, Dre Lise Landry, et le coordonnateur de l'étude de biosurveillance, Daniel Proulx.

Audrey Folliot, Bell Média. La directrice de santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue, Dre Lise Landry, et le coordonnateur de l'étude de biosurveillance, Daniel Proulx.

Rencontre dans deux semaines

Le comité est en place depuis la publication des résultats et offre une rétraction sur les actions de la DSPu.

Rappelons que l'étude révèle que les enfants du quartier Notre-Dame sont 3,7 fois plus exposés à l'arsenic qu'une population témoin en raison des émissions produites par la Fonderie Horne.

La première rencontre de la nouvelle mouture est prévue dans deux semaines, soit le 13 août. Le comité doit se réunir au moins quatre fois d'ici l'automne 2020, soit en mars, mai et septembre. Des comptes-rendus seront rendus publics à la suite de chacune de ces réunions.

Les rencontres concorderont avec les étapes du plan d'action de la santé publique pour évaluer l'exposition à l'arsenic à Rouyn-Noranda.

Une suite à l'étude?

Plusieurs inconnus demeurent à la suite de l'étude, notamment en ce qui a trait au taux de concentration d'arsenic par rapport à la distance qui sépare les enfants de la Fonderie. La santé publique compte faire des caractérisations supplémentaires dans les prochains mois.

Le Comité ARÊT a notamment demandé à ce que l'étude soit étendue à l'ensemble de la Ville de Rouyn-Noranda, les adultes et les enfants, et non seulement aux enfants du quartier Notre-Dame. La DSPu a refusé de dire si c'était prévu et n'annoncera rien avant la première rencontre du comité, le 13 août. Les intentions seront communiquées en temps et lieu.