Arsenic: Émilise Lessard-Therrien dénonce le mutisme du ministre Charette

Les installations de la Fonderie Horne, dans le quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda, en mai 2019.

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue dénonce le mutisme du ministre de l'Environnement, Benoit Charette, dans le dossier de l'arsenic dans le quartier Notre-Dame.

 

Malgré une deuxième étude de biosurveillance à venir et de multiples demandes pour que soit révisé le seuil d'émissions de la Fonderie Horne, le ministre n'a toujours fourni aucune explication.

Actuellement, la Fonderie peut légalement émettre dans l'air jusqu'à 67 fois la limite d'arsenic permise.

Le ministre évoque qu'il est impossible pour l'entreprise d'atteindre la norme de 3 nanogrammes par mètres cubes, en évoquant une étude de la Fonderie, qu'il refuse de rendre publique.

Émilise Lessard-Therrien exige qu'il rende des comptes à la population et donne un échéancier pour l'atteinte de nouvelles cibles.

« Si le gouvernement veut bien faire sa job, qu'il commence par rendre ce rapport-là public et on aura peut-être des experts qui pourront se pencher sur la question. En attendant, ce n'est pas plus tolérable que les enfants de Rouyn-Noranda, que la population de Rouyn-Noranda, soit exposée comme ça à des normes aussi élevées d'arsenic qui ont une incidence sur la santé à long terme. Atteindre la norme, ça fait partie de cette solution-là pour réduire le plus possible les risques liés à la santé. »

- Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue

Elle aimerait aussi qu'il explique pourquoi son ministère « autorise l'empoisonnement à l'arsenic de leurs enfants » depuis au moins 15 ans.

Radio-Canada révélait que le ministère était complice de cette contamination à l'arsenic, alors qu'il allait demander en 2013 à la Fonderie de se conformer à la norme ces dix dernières années, avant de se raviser pour des raisons économiques.

La députée aimerait que Benoit Charette se déplace à Rouyn-Noranda dès que possible pour constater la situation. Elle demande aussi au ministre régional Pierre Dufour de faire pression à cet effet auprès de son collègue et qu'il s'exprime aussi sur le sujet.