Attention aux intoxications au monoxyde de carbone

Les températures sont en hausse, mais ça ne veut pas dire qu'il faut être moins vigilants face aux dangers d'intoxication au monoxyde de carbone (CO).

 

Un grave cas d’intoxication au CO en milieu de travail a été déclaré en 2018 à la Direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue. Le CO est un gaz asphyxiant qui peut s'avérer mortel. Il est difficile à détecter puisqu'il est incolore, ne sent rien et n'irrite pas.

Il faut donc utiliser les chaufferettes ou appareils actionnés par un moteur à combustion de façon sécuritaire dans les endroits fermés, semi-fermés ou mal ventilés.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et la Direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue appellent à la prudence.

Le responsable régional des communications à la CNESST, Yvon Grégoire, offre des conseils de prévention.

« C'est de placer les moteurs à l'extérieur du bâtiment, si c'est possible, de s'assurer que la ventilation des lieux est faite de façon adéquate, mais essentiellement, c'est d'avoir des détecteurs [de monoxyde de carbone] à usage industriel puis de contrôler régulièrement la qualité de l'air ambiant.»

- Yvon Grégoire

Ceux qui utilisent les détecteurs doivent être formés afin de connaître le protocole à appliquer en cas de valeurs d'expositions trop élevées et les premiers soins à prodiguer en cas d'intoxication.

Les travailleurs de la construction sont plus à risque en raison de l'utilisation d'appareils à combustion interne comme des scies, des souffleuses ou des chariots élévateurs. Ces appareils, lorsque défectueux ou mal utilisés, représentent des causes importantes d'intoxication.

L'inhalation de CO se traduit par des maux de tête, des nausées, des vomissements, des étourdissements, des troubles de la vision et du jugement, une sensation de sommeil, de la confusion, des convulsions ou une perte de conscience.

Pour davantage de conseils de prévention, consultez le site web de la CNESST ou celui de la Santé publique.