Bombardier :  « une motion politique et partisane du PQ » - Guy Bourgeois

Le député d'Abitibi-Est, Guy Bourgeois, soutient que les libéraux ont été choqués d'apprendre les augmentations salariales de 44 % pour le président-directeur général de Bombardier, Alain Bellemare.

Malgré cela, tour à tour, les membres du Parti libéral ont bloqué la motion de l'opposition visant à inciter la direction de Bombardier à abandonner ses augmentations pour 2016.

Pour les libéraux, la motion de l'opposition était strictement politique et partisane. 

À la suite des vives réactions des Québécois, Bombardier a choisi de reporter de 2019 à 2020 le versement de la deuxième moitié des 32 M$ US de hausses prévues au total pour ses hauts dirigeants, tandis que la première moitié, 16 M$, allait être attribuée comme prévu.

Guy Bourgeois pense que les hausses sont choquantes, mais que Bombardier apporte aussi du bon pour le Québec.

Bombardier mettra à la porte 14 500 employés d'ici 2018. En 2016, elle a encaissé un déficit de près de 1 milliard.

L'entreprise a pu bénéficier de l'aide du gouvernement du Québec, elle qui s'est vu octroyer 1.3 milliard de dollars d'Investissement Québec et 2 milliards de la Caisse de dépôt.

Rappelons que le PDG de Bombardier, Alain Bellemarre, touche 5 M$ par année, même sans augmentation, tandis que le président du c.a. d'Airbus en Europe gagne 240 000 euros par an et celui de Boeing 326 000 $ US.