Cégep et université: 23 M$ pour prévenir les violences sexuelles

Québec injecte 23 M$ dans une stratégie pour prévenir les violences sexuelles dans les cégeps et les universités.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, a dévoilé hier (lundi) une vingtaine de mesures.

Les institutions devraient notamment créer un 'guichet unique' pour accueillir et aider les victimes et établir un code de conduite.

Chaque établissement aura la prochaine année pour les mettre en place.

À quelques jours de la rentrée, la secrétaire générale de l'UQAT, Martine Rioux, assure que l'institution a déjà commencé à revoir ses politiques à ce sujet et fait de la prévention.

« Depuis l'an dernier, notamment, dans le discours d'accueil de nos étudiants, on intègre cette notion du respect, où les comportements désobligeants envers, notamment, des femmes, sont des comportements qu'on trouve tout à fait inacceptables à l'UQAT. »

Par ailleurs, l'UQAT compte déjà des services d'écoute et d'accompagnement pour les possibles victimes.

Les plaintes déposées, s'il y en a, sont prises très au sérieux. L'élève fautif peut être expulsé de son programme.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue mise aussi beaucoup sur la prévention et révise ses politiques.

Mieux encadrer les activités de la rentrée

Par ailleurs, la stratégie vise aussi un meilleur encadrement des initiations et activités de la rentrée.

On suggère notamment la création d'un service de raccompagnement et de favoriser les activités sur le campus plutôt qu'à l'extérieur. De plus, certains étudiants seraient à jeun pour jouer les vigiles.

Un projet de loi contre les violences sexuelles sera déposé à l'automne.

La ministre Hélène David veut mieux encadrer les victimes.

« Il n'y a plus personne qui pourra plaider l'ignorance. Je veux absolument qu'il y ait une intervention et un accompagnement digne de ce nom. Je ne veux plus jamais qu'une victime soit laissée à elle-même. »

Les cégeps et universités pourraient avoir des comptes à rendre.