Des conditions de travail difficiles pour les travailleurs sociaux

Les conditions de pratique des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux de l'Abitibi-Témiscamingue sont variables.

Ce qui impacte les services qu'ils rendent partout sur le territoire.

C'est le constat de la travailleuse sociale et présidente de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, Guylaine Ouimette, en tournée chez nous.

Guylaine Ouimette rencontrera les décideurs pour tenter de changer les choses, notamment en santé mentale.

« On leur impose plus de cas, on ne considère pas leur charge de cas, donc ces personnes-là sont essoufflées, sont en détresse, et sont surtout soucieuses de la protection des patients. Elles sont obligées de délaisser certaines de leurs façons de faire pour en desservir plus, donc ça c'est un enjeu majeur. »

Des demandes politiques

La présidente souhaite aussi que le ministre Gaétan Barrette revoie sa façon de tenir ses statistiques et le financement à l'acte.

« Ce n'est pas juste quand il voit la personne qu'il travaille. Le travailleur social travaille au niveau systémique, donc actuellement, notre système québécois ne peut pas mesurer ça. Ça affaiblit la mesure et la représentativité de tout ce qui est fait au niveau des services sociaux. »

Les travailleurs sociaux innovent constamment pour répondre aux besoins des gens.

Une étudiante de la région, impliquée auprès des Premières Nations, a choisi de faire un film avec elles afin de les entendre, d'adapter ses interventions et de bien représenter leur culture.

La région compte quelque 500 travailleurs sociaux et trois thérapeutes conjugaux et familiaux.