Des élèves autistes de Rouyn-Noranda réalisent une murale pour leur école

Dix élèves de Rouyn-Noranda, vivant avec un trouble du spectre de l'autisme ou une déficience intellectuelle, inaugurent une murale qu'ils ont réalisée eux-mêmes.

Ces jeunes de 12 à 21 ans fréquentent le Petit Sacré-Coeur de l'école Sacré-Coeur.

Ensemble, selon leurs capacités, ils ont trié, peint ou encore collé les bouchons et morceaux de casse-tête qui composent l'oeuvre « Regard sens artifice ».

Nathalie Michaud est enseignante en adaptation scolaire au Petit Sacré Coeur.

« Le but premier, c'était aussi de trouver des activités un peu différentes de celles qu'on fait toujours. Il y avait beaucoup de tâches associées à l'atelier, où on fait beaucoup de tri, de catégorisation et tout cela. On a fait une collecte de bouchons bleus avec toute l'école et avec ça, on a fait une murale. »

Nancy Michaud, Amélie Miljours, Arnel Martel et Nathalie Michaud sont les quatre intervenants derrière le projet. Crédit: Audrey Folliot, Bell Média

Une oeuvre représentative des élèves

Pour sensibiliser, le bleu est à l'honneur à travers l'oeuvre, puisque c'est la couleur associée à l'autisme

La murale représente un oeil, au centre duquel se trouve la silhouette du Petit Prince, accompagnée d'une citation du livre de St-Exupéry.

Amélie Miljours est la deuxième enseignante du groupe. Elle explique le choix de la citation.

« Ça parle vraiment de comment le langage peut être source de malentendu. En fait, les enfants autistes n'ont pas nécessairement besoin de beaucoup de mots. On se comprend beaucoup avec le langage gestuel. On parle aussi du renard qui est à apprivoiser, c'est un peu la même chose avec nos élèves. »

L'accent a été mis sur certaines lettres de la citation. Ce sont les premières lettres des prénoms des élèves du groupe.

Un dévoilement a été fait auprès des parents, et les jeunes ont participé aussi à diverses activités d'exposition d'oeuvres d'art plastique.

L'oeuvre permanente de 4 par 8 pieds sera installée prochainement dans une salle de l'école.

Éventuellement, les quatre intervenants en adaptation scolaire - les deux enseignantes et les deux éducateurs spécialisés, Nancy Michaud et Arnel Martel -  aimeraient développer des projets collectifs rassembleurs chaque année.

Pour la rentrée prochaine, ils étudient l'idée de cultiver des herbes fraîches.