Des élèves de 3e année férus de compostage à Beaudry

Depuis septembre, les élèves de 3e année de la classe de Mélissa Bolduc, à l'école du quartier Beaudry de Rouyn-Noranda, se sont lancés dans le compostage et ont déployé le projet dans toute l'école.

 

Aujourd'hui (jeudi), la Fondation Desjardins leur a remis 3 000 $ pour poursuivre leurs efforts et pousser leur projet plus loin.

Tout a commencé quand leur enseignante leur a fait écouter la vidéo 7e continent, qui leur a présenté la pollution présente sur terre. Touchés, les élèves ont alors choisi de faire leur part pour l'environnement.

« C'est à ce moment-là qu'ils ont décidé d'analyser le contenu de leur poubelle et de réaliser qu'il y avait beaucoup de déchets qui venaient de collations et qui pouvaient être compostés. Il y a une amie dans la classe qui connaissait le compost, donc elle nous a parlé de cette idée-là. À la suite de ça, on a fait des recherches, on a fait venir une urbaniste et on a vu la possibilité de faire le compost à l'école. »

- Mélissa Bolduc, enseignante de 3e année

Les élèves de 6e année sont venus en aide aux plus jeunes.

Et ce n'est pas fini!

Après avoir essayé le lombricompostage et avoir été incommodée par la présence de mouche, l'équipe s'est tournée vers les bacs de compostage disponibles auprès de la Ville de Rouyn-Noranda. Deux ont été acquis et installés dans la cour d'école. Ils seront bientôt ouverts aux citoyens du quartier.

L'enseignante Mélissa Bolduc démontre le premier bac de lombricompostage, qui est encore utilisé parfois.

Audrey Folliot, Bell Média. L'enseignante Mélissa Bolduc démontre le premier bac de lombricompostage, qui est encore utilisé parfois.

Les élèves adorent le projet, alors qu'ils sentent qu'ils aident la Terre. Antoine Frelas-Lauzon aime aussi beaucoup les vers de terre! Il nous explique comment ça fonctionne au quotidien, alors que Benjamin Cimon espère que personne n'endommagera les composteurs et encourage tout le monde à en faire.

« On a un petit bac de compost où on met toutes nos choses, ce qui est pelures de banane, pelures d'orange. On en fait pas mal tous les jours, mais sinon, il y en a qui mettent ça dans la poubelle et qui oublient. 

- Antoine Frelas-Lauzon

Antoine Frelas-Lauzon et Benjamin Cimon adorent faire du compostage dans leur classe de 3e année. 31 janvier 2019.

Audrey Folliot, Bell Média. Antoine Frelas-Lauzon et Benjamin Cimon adorent faire du compostage dans leur classe de 3e année à Beaudry.

« Les ados, c'est eux qui me dérangent le plus, mais pour le moment, Mélissa a dit que personne n'est venu, alors ça ne me dérange plus trop. S'ils pouvaient, j'aimerais qu'ils en fassent et on serait plusieurs écoles à en faire, donc ça aiderait plus vite la Terre. »

- Benjamin Cimon

Ça ne s'arrêtera pas là, alors que d'ici la fin de l'année, les élèves de Mme Mélissa construiront deux bacs de jardinage communautaire à installer dans la cour. Ils visent ensuite la mise en place d'une serre de permaculture. Les légumes cultivés serviront aux collations, à la soupe mensuelle, et pourront être vendus pour financer des sorties scolaires.

L'enseignante Mélissa Bolduc estime que ce projet de compost apporte beaucoup aux jeunes.

« On travaille beaucoup les mathématiques, on a travaillé beaucoup le français, autant la communication orale, la communication écrite. Il y a beaucoup de compétences transversales aussi, comme de mener un projet à terme, le développement d'un sentiment d'appartenance. Puis ce qu'on voit, c'est qu'il y a beaucoup de retombées dans les familles aussi. Ces beaux projets-là permettent vraiment de motiver nos élèves, de leur donner le goût de venir à l'école le matin. »

- Mélissa Bolduc

Les écoles de Cloutier et Notre-Dame-de-Protection font aussi du compostage depuis quelque temps.

Les bacs de compostage installés dans la cour d'école du quartier Beaudry, à Rouyn-Noranda.

Audrey Folliot, Bell Média. Les bacs de compostage installés dans la cour d'école du quartier Beaudry, à Rouyn-Noranda.