Des enseignants réduisent leur horaire de travail à leurs frais

Les enseignants de l'Abitibi-Témiscamingue ne sont pas étrangers au phénomène de "réduction de tâche volontaire".

TVA Nouvelles dévoilait récemment que les enseignants sont de plus en plus nombreux à réduire leur horaire de travail, à leurs frais.

Dans plusieurs cas, on parle de 10% ou 20% de réduction, si bien qu'ils sont absents une journée par cycle ou par semaine.

Outre pour la conciliation travail-famille, il y a plusieurs autres raisons derrière cela, explique la présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue, Hélène Lambert.

« On en demande de plus en plus à nos enseignants et à nos enseignantes, donc au niveau de la lourdeur de la tâche, c'est peut-être plus facilitant pour eux de compenser à ce moment-là, pour garder une qualité de vie au travail, ne serait-ce que pour une protection, pour une prévention justement avant de tomber au combat. »

Demandes refusées

Par contre, le Syndicat indique que les commissions scolaires de chez nous refusent de plus en plus ces demandes.

Hélène Lambert indique qu'elle comprend la pénurie d'enseignants, mais qu'il faut les aider davantage à bien faire leur travail.

« Si on veut les garder sur place, nos enseignants qui demandent des réductions de tâches, le fait de ne pas les rejeter du revers de la main, ça peut être gagnant. On comprend quand même la pénurie, mais je pense qu'il y aurait des pourparlers, des choses qui pourraient être faites à ce moment-là pour en accepter davantage, comme la pratique se faisait auparavant. »