Des Marches du rein pour soutenir les personnes malades

C'est la Journée mondiale du rein et en Abitibi-Témiscamingue, neuf personnes sont en attente d'un don.

Actuellement chez nous, 319 personnes souffrent de maladies rénales à différents degrés, et 67 d'entre elles sont greffées.

Afin de sensibiliser la population et d'amasser des fonds, la Fondation canadienne du rein récidive avec des marches du rein.

Ces marches de 5 km se tiendront à Rouyn-Noranda et Val-d'Or, le 27 et 28 mai.

Le président d'honneur de la marche de Val-d'Or, Maurice Veillet, a donné un rein à son fils en 2015.

Une greffe redonne une qualité de vie contrairement à la dialyse, mais ce n'est pas toujours rose.

C'est pourquoi la recherche est nécessaire, ajoute Maurice Veillet.

« Notre fils, à cause des médicaments qu'il doit prendre, qui sont les médicaments antirejet, ça baisse son système immunitaire pour ne pas que son système combatte le corps étranger qui est le rein, mais ça baisse son système immunitaire aussi pour les autres infections possibles. On pensait que tout était réglé [avec la greffe], mais les médicaments doivent encore être améliorés. Ça veut dire qu'il faut poursuivre la recherche et trouver des médicaments encore plus efficaces et moins agressifs. »

Donner un rein, c'est donner la vie à autrui, et ça n'hypothèque pas la nôtre, conclut Maurice Veillet.

« Cette année, je suis allé faire un bout des 250 km de marche sur le chemin de Compostelle et juste avec un rein, on peut continuer à avoir une très belle vie. »

Quelques chiffres

1 000 Québécois reçoivent un diagnostic d'insuffisance rénale chaque année.

Le diabète et l’hypertension sont deux des principales causes de cette problématique.

Les seuls traitements demeurent la greffe ou la dialyse, qui représente un fardeau pour les gens malades.

Selon les chiffres dévoilés ce matin par Transplant Québec, près de quatre Québécois sur 10 ont signé leur carte de don d'organes.