Des massages sur fauteuil lors des traitements de chimiothérapie

Les personnes atteintes de cancer en Abitibi-Témiscamingue et en Estrie pourraient bientôt avoir accès à des massages sur fauteuil pendant leurs traitements de chimiothérapie.

 

C'est une initiative de la Fondation québécoise du cancer, lancée l'hiver dernier grâce à une campagne de financement. L'objectif était d'offrir ce service gratuitement dans huit hôpitaux dès 2019, et déjà, 75 % de l'objectif est atteint.

Trois centres hospitaliers en bénéficient déjà, soit l'Hôpital du Saint-Sacrement à Québec, l'Hôtel-Dieu de Sorel et l'Hôpital Honoré-Mercier à Saint-Hyacinthe.

Dans les prochaines semaines, ce sera lancé à l'Hôpital Sainte-Croix à Drummondville, à l'Hôtel-Dieu d’Arthabaska à Victoriaville et à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.

La directrice du Centre régional et Hôtellerie de l'Outaouais de la Fondation québécoise du cancer, Corinne Lorman, explique que ce service est déjà donné dans les cinq Centres et que la Fondation voulait aller rejoindre les gens dans les régions.

« Les gens ont des craintes, souvent, ils sont très stressés, anxieux, quand ils sont sur la chaise. La massothérapeute ou le massothérapeute est là pour vraiment apaiser la personne, atténuer l'anxiété et détendre le corps. »

- Corinne Lorman, directrice

L'Abitibi-Témiscamingue n'est pas en reste alors que des initiatives sont en cours d'officialisation, tout comme en Estrie.

Les massothérapeutes de la Fondation sont formés en oncologie sur plus de 400 heures.

Grâce aux traitements, les patients sont ainsi plus prêts pour recevoir les autres traitements, ajoute Corinne Lorman.

« En ayant le corps détendu, ça permet de recevoir mieux le traitement. On sait que de recevoir un traitement de chimiothérapie, ça peut durer plusieurs heures. On veut vraiment aider les gens à se réapproprier leur corps, parce que c'est un moment où ils ont l'impression que leur corps ne leur appartient plus. »

- Corinne Lorman, directrice Outaouais

De 80 à 85 % des 750 personnes hébergées à l'Hôtellerie de l'Outaouais proviennent de l'Abitibi-Témiscamingue, où les services d'oncologie sont limités en attendant la construction du futur centre de cancérologie.