Des services ambulanciers en danger en Abitibi-Témiscamingue?

La survie des services ambulanciers en Abitibi-Témiscamingue est menacée, selon la Coalition avenir Québec.

La CAQ accuse le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, d'oublier les régions du Québec.

Ce dernier a récemment imposé un contrat de service à 105 entreprises et coopératives ambulancières.

Toutefois, selon la Corporation des services d'ambulance du Québec, celui-ci est assorti de compressions de 40 millions de dollars.

Certaines petites entreprises dans les régions n'auraient ainsi pas d'autre choix que de mettre la clé sous la porte.

C'est inconcevable de mettre à mal ces services, déplore le porte-parole en matière de Santé pour la CAQ, François Paradis.

« En Abitibi-Témiscamingue, ce contrat pourrait se traduire par une réduction de la qualité des services, par des fermetures de points de services, par des attentes encore plus longues qu'elles ne le sont présentement. Tout cela démontre à quel point Gaétan Barrette n'a pas pensé une seconde au sort des patients. Si le pire devait arriver, qui prendra la relève pour assurer les services ambulanciers dans la région? »

Quels impacts dans la région?

Le Syndicat des paramédics de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec représente les paramédics d'Ambulances Abitémis.

Son président intérimaire, Félix-Antoine Lafleur, ne peut se prononcer pour l'instant sur les impacts à venir.

« Est-ce que c'est un coup de politique pour essayer de renégocier, est-ce que c'est des menaces en l'air? Il y a un peu trop d'options pour que je puisse me prononcer, surtout que les contrats sont entre l'État et les entreprises privées et on n'a pas accès au détail précis de ces contrats-là. »

Rappelons que le Syndicat des paramédics est en grève générale illimitée à l'heure actuelle.

Les Ambulances Val-d'Or, Ambulances Senneterre et les Ambulances Boulay sont aussi concernées par le nouveau contrat de travail.