Des services en anglais à la Coalition d'aide à la diversité sexuelle

Afin de mieux rejoindre les communautés autochtones et la population anglophone, la Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue lance une gamme de services et d'outils en anglais.

Le site Internet sera complètement traduit d'ici vendredi, des dépliants d'information bilingues sont disponibles et des livres valorisant la diversité seront distribués.

Dans la même lignée, le projet Je suis quelqu'un propose une nouvelle offre d'activités formatives et d'ateliers en français et en anglais. Il fait suite à Action contre l'intimidation.

Le but est de contrer l'intimidation à caractère homophobe, transphobe et sexuel, explique la chargée de projet, Gabrielle Arseneau.

« On va beaucoup miser sur le pouvoir d'agir des jeunes, donc comment eux peuvent eux-mêmes agir avec leurs pairs, comment on peut contrer la problématique avec eux. On va les outiller, entre autres, par l'entremise d'une application mobile. On offre également des outils pour les intervenants et les parents. »

- Gabrielle Arseneau

Un jeu de société bilingue sur l'intimidation et la diversité a aussi été créé pour rejoindre les adolescents de 12 à 17 ans.

Audrey Folliot, Bell Média. Le jeu de société créé pour les adolescents.

Des demandes politiques

La Coalition d'aide à la diversité sexuelle profite de la campagne électorale pour rappeler qu'un financement récurrent permettrait une meilleure offre de services.

La présidente, Cathy Gélinas, ajoute aussi qu'il reste du travail à faire pour avoir des milieux ouverts et inclusifs.

« Peu importe les services de types gouvernementaux, ce qu'on souhaite, c'est qu'il y ait vraiment une réflexion qui soit faite de la part des différents partis politiques, parce que les personnes de la diversité éprouvent encore de la difficulté à avoir accès à ces services-là, si on pense par exemple aux services de santé et services sociaux, par exemple aux services plus administratifs comme le directeur de l'état civil. »

- Cathy Gélinas

Il faudrait aussi davantage de salles de bain non genrées en milieu scolaire, notamment.

69 % des élèves LGBT au Québec subissent de l'intimidation par rapport à leur identité de genre, et 35 % des hétérosexuels sont victimes d'homophobie dans les écoles.