Desserte ambulancière : c'est long

Les paramédics et les gestionnaires d'ambulances de la région tapent du pied.

La semaine passée, ils ont fait parvenir une lettre au ministre régional Luc Blanchette, signée par le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue.

Le Syndicat demande de faire des représentations et de trouver des solutions aux problématiques vécues chez nous en termes de desserte ambulancière, surtout pour les horaires de travail.

Ils avaient donné le 5 juin, soit mardi, comme date butoir.

Maintenant au 7 juin, c'est toujours silence radio au gouvernement.

Le président du Syndicat des paramédics de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec, Félix-Antoine Lafleur, a donc interpellé les partis d'opposition.

« On ne demande pas de la mettre en place [la solution] demain matin, on est conscients que ça prend une structure. Par contre, on veut un engagement concret, un plan concret pour la mise en place de ces horaires-là afin que les citoyens reçoivent les services ambulanciers auxquels ils ont droit. »

Sauver des vies

La mise en place de ces horaires couterait environ 4 M$.

Ce n'est pas une dépense, c'est un investissement pour aider des gens et sauver des vies, croit Félix-Antoine Lafleur.

« Quand on regarde la situation dans d'autres régions au Québec, on se compare et souvent, on est couvert de façon désavantageuse en fonction de notre population, de la concentration, du nombre d'appels évidemment, mais aussi parfois, simplement du ratio de la distance. »

- Avec la collaboration de François-Olivier Dénommé, Bell Média