Difficile pour les commissions scolaires d'accepter les réductions de tâche

La Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) reconnait qu'elle refuse plusieurs demandes de ses enseignants pour un congé partiel sans traitement.

Pour éviter l'épuisement, plusieurs enseignants dans la région veulent réduire leur horaire à leurs frais, pour éviter l'épuisement.

Le Syndicat des enseignants de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEUAT) disait toutefois hier (mercredi) que les demandes étaient de moins en moins acceptées, surtout à Rouyn-Noranda et Val-d'Or.

À la CSRN, 15 demandes de congé partiel sans traitement ont été reçues cette année, et 9 ont été refusées.

Il existe quatre types de demandes de congé, et la réduction de tâche volontaire passe en dernier, après notamment les retraites progressives et les congés de maternité.

Ce n'est pas de mauvaise foi, mais c'est parfois impossible d'accepter, avoue le directeur des ressources humaines, Vincent Boutin.

« On analyse combien on va avoir besoin d'enseignants pour remplacer tous les enseignants absents, combien on a d'enseignants qui sont sur la liste de suppléance, combien il y a d'enseignants qui vont terminer le BAC en enseignement et qui vont être disponibles? On a accès à ces données-là et c'est à partir de ça qu'on détermine si on est en mesure d'accepter ou de refuser les demandes. »

Ces demandes de réduction de tâche sont toutefois en baisse, alors qu'il y en avait eu 67 en 2012.

Offrir de l'aide

Par contre, la CSRN est consciente du fardeau de travail des enseignants et tente de les garder en poste de diverses façons.

Diverses mesures sont mises en place, explique Vincent Boutin.

« On donne de la formation, on va donner du coaching. On laisse à la disponibilité des enseignants des conseillers pédagogiques. On va mettre dans des classes ou dans des écoles des techniciens en éducation spécialisée, on offre aussi un programme d'aide aux employés pour ceux qui rencontreraient différentes difficultés personnelles ou professionnelles. »

La CSRN a reçu 74 demandes de congé au total pour l'année scolaire, provenant à 24 % d'enseignants réguliers.

À la Commission scolaire de l'Or-et-des-Bois, on nous dit que considérant la pénurie d'enseignants et de suppléants, la direction ne peut plus accorder de réduction de tâches.

La Commission scolaire du Lac-Témiscamingue serait parmi les plus permissives, mais n'a pas retourné nos appels.