Documenter la réalité des femmes autochtones de Val-d'Or

Un observatoire social local des filles et des femmes autochtones de la MRC de la Vallée-de-l'Or verra bientôt le jour.

 

Le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or (CAAVD) mettra en place un centre de documentation virtuel grâce à une aide financière de 215 000 $ de la part de Condition féminine Canada, dans le cadre du Fonds de renforcement des capacités.

Toutes les études et la documentation produites sur la réalité de cette population seront compilées dans ce centre, qui sera accessible à toute la population.

En 45 ans d'existence, le Centre d'amitié a produit beaucoup de documents et de données, indique la directrice générale, Édith Cloutier.

« C'est donc d'organiser cette information-là, non seulement pour le bénéfice du Centre, pour nous aider et nous éclairer sur l'organisation des services qui sont adéquats pour les femmes et les filles autochtones, mais c'est aussi de la rendre disponible à la population, la rendre disponible aux chercheurs, la rendre disponible à nos partenaires. »

- Édith Cloutier, directrice générale

De nouveaux services de santé sont maintenant offerts au Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. L'organisme travaille toujours à sécuriser le financement gouvernemental pour son projet mieux-être et santé autochtone, Mino Pimatisi8in (Mino Pi-ma-ti-zi-wine), mais fait déjà des efforts d'amélioration.

Audrey Folliot, Bell Média - La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier.

C'est un projet qui s'étalera sur un peu plus de quatre ans, puis qui pourra ensuite perdurer.

Cette compilation de données permettra aussi au Centre d'avoir des ressources pour fournir de meilleures réponses lors de consultations gouvernementales, par exemple.

« Exemple, lorsque la Commission Viens va émettre son rapport et ses recommandations, pour nous, ça vient nous donner une capacité de développer une réponse adéquate à ce rapport-là, à celui de la commission nationale sur les femmes et les filles assassinées ou disparues, d'offrir des réponses lorsqu'il y a des consultations gouvernementales sur les questions autochtones et plus particulièrement sur les femmes et les filles autochtones. »

- Édith Cloutier

Une personne sera embauchée pour prendre en charge le projet. Neuf autres organismes au Québec ont reçu de l'aide financière.