Droits compensateurs sur le papier: « Inacceptable», dit Luc Blanchette

«Inacceptable».

C'est le terme choisi par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, pour décrire la décision du Département du commerce des États-Unis d'imposer des droits compensateurs sur les exportations de chez nous touchant notamment au papier journal.

Quatre entreprises canadiennes sont visées par cette décision, soit Produits forestiers Résolu incluant l'usine d'Amos, Kruger, Papiers White Birch et Catalyst Paper Corporation.

Il est bon de rappeler que le 30 août dernier, une enquête a été lancée à la demande de l'entreprise américaine North Pacific Paper Company, qui accusait les papetières canadiennes de vendre ses produits aux États-Unis à un prix inférieur à la valeur du marché. 

En payant davantage pour exporter leurs produits, les entreprises canadiennes se retrouveraient automatiquement avec un colossal défi financier à relever. Certaines pourraient ne pas s'en remettre. 

Luc Blanchette s'inquiète: 

«Si jamais il y a des fermetures temporaires ou permanentes, ce sont les communautés qui vont être impactées.» 

La prochaine étape

Le gouvernement du Québec ne compte toutefois pas s'arrêter là.

Voici à nouveau Luc Blanchette:

«Ça risque de s'en aller directement en Cour. Il y aura des poursuites judiciaires et vous pouvez être certains que tout ce qui est au-dessus de 0% en termes de droits compasenteurs ou antidumping, c'est inacceptable! On va donc tout contester et chaque fois où on a contesté dans ces types de secteurs d'activité, on a toujours gagné.»