Écrasement d'avion à Rivière-Héva: les causes ne seront pas dévoilées

L'appareil s'est écrasé dans un boisé aux abords de la route 117 à Rivière-Héva le 29 mars 2019.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a terminé son travail sur l'écrasement mortel d'un petit avion survenu aux abords de la route 117 à Rivière-Héva, en mars dernier. Toutefois, il s'avère qu'on ne saura jamais ce qui a causé l'accident qui a couté la vie au Hévarivois Ghislain Rivest, 67 ans.

 

Il faut savoir que le mandat du BST est de faire avancer la sécurité des transports. À la suite de l'accident, les enquêteurs se sont déplacés sur les lieux, ont évalué l'endroit et les débris de l'appareil, puis rencontré des témoins.

Toutefois, à la lumière des informations recueillies, le porte-parole du BST nous indique que l'organisme a choisi de ne pas mener d'enquête approfondie, puisqu'il n'y voyait pas d'opportunité d'apprendre quoi que ce soit pour faire avancer la sécurité des transports.

L'enquêteuse au BST, Krisitina Schoos, sur les lieux de l'écrasement à Rivière-Héva.

Audrey Folliot, Bell Média. L'enquêteuse au BST, Krisitina Schoos, sur les lieux de l'écrasement à Rivière-Héva.

Certains détails

Certaines informations sur l'événement ont tout de même été rendues publiques sur le site web du BST le 23 mai. L'organisme ne dévoile pas les causes exactes de l'accident, mais fournit certains détails.

On y apprend que, le 29 mars 2019,  Ghislain Rivest avait décollé seul du lac Malartic en vol à vue vers 13h20, puis avait survolé le chemin du Lac-Malartic à basse altitude avant de s'écraser. Un incendie s'est déclaré après l'impact et le pilote a subi des blessures mortelles.

La météo ne serait pas en cause alors que le ciel était dégagé ce jour-là. L'appareil était équipé d'un moteur et une hélice avait été achetée au même moment. Après examen, les enquêteurs ont conclu que l'hélice ne tournait pas au moment de l'écrasement parce qu'elle ne comportait aucun signe caractéristique associé à un impact avec rotation.

Le Laboratoire d'ingénierie du BST a évalué sommairement le filtre à carburant. L'analyse a révélé la présence d'une grande quantité de contaminants solides.

Licence de pilote expirée depuis 25 ans

Les informations fournies par le BST indiquent que, selon les dossiers de Transports Canada, la licence de pilote de la victime n'était plus valide depuis novembre 1994 parce qu'il n'avait pas renouvelé son certificat médical.

Par ailleurs, l'appareil était immatriculé comme étant un ultraléger de base Zenair CH 701, mais l'inspection de l'épave a permis de constater que c'était plutôt un avion Cessna 120 ou 140 modifié.

Au final, rappelons qu'aucun rapport d'enquête ne sera produit par le BST, puisqu'il n'y a pas eu d'enquête à proprement parler.

De son côté, le Bureau du coroner n'a pas encore rendu son rapport sur les causes du décès de Ghislain Rivest.