Élimination crève-coeur des Huskies en quart de finale

Ceux qui disaient que les Saguenéens reviendraient en force mardi soir n'avaient pas tort.

Les Huskies n'ont pas réussi à atteindre le carré d'as, éliminés en sept matchs après une défaite crève-coeur de 4-3 en prolongation.

C'est l'ancien capitaine des Foreurs, Olivier Galipeau, qui a joué les héros, marquant le but égalisateur en désavantage numérique à 1min11 de la fin.

Comble du malheur pour la meute, c'est aussi lui qui compté le but gagnant en surtemps. Galipeau parle de son plus beau moment en carrière.

« C'est indescriptible, je pense. On a tellement un groupe de gars qui se tient, qui a du caractère, et on l'a encore prouvé ce soir avec un gros retour de l'arrière. C'est sûr que j'avais développé une certaine haine envers les Huskies avec toutes mes années à Val-d'Or. Je ne te cacherai pas que ça me fait du bien de les éliminer et d'avoir le but gagnant dans un 7e match ici. »

Pourtant, les champions en titre avaient commencé la 3e en force et menaient 3-2 jusqu'en milieu de période.

La mine basse, l'entraineur-chef Gilles Bouchard a réitéré sa fierté face au travail accompli après deux séries difficiles.

« Il y a un paquet de facteurs qui fait qu'on en est arrivé là. C'était facile de voir qu'il y avait des gars que mentalement, ils étaient fatigués. L'autre situation, c'est l'histoire des blessures. Moi, je suis fier des gars. On s'est battu toute l'année. Les jeunes ont pris la place des plus vieux, des blessés, ç'a été quand même positif toute l'année. Ce sont des gars de caractère. »

Audrey Folliot, Bell Média

Les Saguenéens n'ont jamais lâché

Chicoutimi a connu des hauts et des bas dans cette série, perdant le premier match 6-2, et le dernier... 9-2.

Les joueurs auraient facilement pu baisser les bras, mais compte tenu qu'ils avaient aussi à leur actif de bonnes victoires de 5-2 et 6-1.

Pour l'entraineur des Saguenéens, Yannick Jean, cette dernière victoire est un signe de la résilience de l'équipe.

« Je ne pense pas que grand monde aurait donné cher de notre peau, mais cette équipe-là ne lance jamais. On est revenu de l'arrière encore en troisième période. La chimie est extraordinaire. Les joueurs, ils veulent que ça continue et ils se sont vidés, tout simplement. »

Audrey Folliot, Bell Média

C'est la fin pour plusieurs

À 20 ans, Antoine Waked, Bruno-Carl Denis et Manuel Wiederer ont joué leur dernier match dans la LHJMQ.

Même chose pour le capitaine, Jérémy Lauzon, qui jouera pro l'an prochain.

Un moment difficile et émouvant pour le Valdorien, qui disputait son dernier match en sol abitibien.

« Je suis arrivé ici à 16 ans avec des gars comme Phil [Myers] et [Antoine] Waked. J'ai tellement vécu de choses ici, les partisans vont me manquer, juste arriver le matin dans la chambre... L'année prochaine pour moi, c'est un gros step et je vais m'ennuyer vraiment de mes années junior je pense. »

Son adversaire, mais ami, le capitaine amossois des Sags, Nicolas Roy, ne l'a pas vécu de la même façon. Il avoue n'avoir jamais arrêté d'y croire.

C'est la première fois que l'équipe atteint le carré d'as depuis 2012.

« C'est un scénario incroyable, en plus avec les gars, septième match, revenir de l'arrière comme ça, je ne peux pas vraiment demander mieux. Je suis pas mal sûr que je vais m'en rappeler toute ma vie honnêtement. C'était mon premier match numéro 7, je pense que ç'a été une série vraiment incroyable les Huskies. »

Audrey Folliot, Bell Média

Les Huskies dresseront un bilan officiel de fin de saison d'ici vendredi.

La rivalité s'est transportée jusqu'à l'Assemblée nationale hier. À l'issu d'un pari avec le premier ministre, originaire du Saguenay, Philippe Couillard, le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Luc Blanchette, devra porter le chandail des Sags dans ses prochaines vidéos.