Encore des manifestations contre Optilab

De nouvelles manifestations se préparent jeudi et vendredi contre l'implantation du projet Optilab.

Les technologistes médicales formeront des murs humains devant les hôpitaux de Rouyn-Noranda, Val-d'Or, Amos et La Sarre.

Ils dénoncent la décision du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de maintenir la date du 1er avril pour la centralisation des analyses de laboratoire.

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) demande un moratoire.

Le syndicat estime notamment ne pas avoir reçu de garantie sur la sécurité des échantillons qui seront transportés.

De plus, selon l'APTS, aucune économie ne sera faite avant au moins quatre ans avec ce projet.

Leur répondant politique régional, Jacques-Michel Audet, s'inquiète pour la qualité des services offerts.

« Même dans la route de transport, le ministère se pavane de dire qu'il a mis ça dans les mains de chercheurs universitaires depuis 2013, mais on n'a pas encore le plan. On implante une structure, mais on ne sait pas du tout de quoi a l'air le plan de transport! »

Les dirigeants du CISSSAT ne peuvent empêcher la tenue des manifestations et comprennent que le changement occasionne des inquiétudes. 

Le PDG du CISSS, Jacques Boissonneault, a toutefois tenu à se montrer rassurant : 

« On maintient notre modèle, mais je comprends l'APTS. C'est assez important comme changements, disons qu'on a été en mesure de bien s'organiser pour obtenir les mêmes résultats, mais dans une logique de collaboration régionale. Notre relation avec le CUSM est bonne donc on a bon espoir, même s'il y a beaucoup d'insécurité, que la transition va se faire correctement ».  

Dans la région, un faible pourcentage des analyses sera transféré vers Montréal, comme avant, mais le reste cheminera entre les établissements de la région.

L'APTS invite la population à envoyer une carte virtuelle à leurs députés pour leur signifier leur désaccord.