Et si on vivait dans un monde sans culture du viol?

Une trentaine de personnes des quatre coins de la région se sont réunies à la Place de la citoyenneté de Rouyn-Noranda mercredi midi pour dénoncer la culture du viol.

C'était organisé par la Table régionale des Centres d'aide et de prévention des agressions sexuelles.

Plusieurs ont témoigné d'expériences vécues et proposé des solutions pour changer les choses.

Il a notamment été question d'une meilleure législation, de plus d'éducation, de dénonciation, et de support.

L'intervenante communautaire au Point d'Appui de Rouyn-Noranda, Mélanie St-Pierre, rêve d'un monde sans culture du viol.

« Premièrement, ce serait peut-être de ne pas véhiculer les préjugés ou de dire, pourquoi tu étais là, comment tu étais habillé, ces préjugés-là, de faire attention à ça. C'est aussi de ne pas rire nécessairement aux blagues à connotation sexuelle qui, justement, maintiennent et banalisent la violence sexuelle. »

#OnVousCroit

Les gens présents ont réitéré l'importance de croire la victime dans son histoire et de la supporter avec des attitudes aidantes.

On suggère notamment de l'écouter sans juger, de respecter son rythme et ses limites, d'assurer la confidentialité et de la déculpabiliser.

Lui offrir du soutien, une présence et l'orienter vers les bonnes ressources sont d'autres attitudes à préconiser.

Les services de CALACS comme le Point d'Appui ont beaucoup aidé cette victime d'agression sexuelle, qui s'est confiée à Info Énergie.

« Je suis survivante de huit agressions sexuelles et leurs services m'ont beaucoup aidée, je suis mieux dans ma vie. Si je peux aider d'autres personnes qui ne sont pas capables de sortir de leur peur, ça va faire un gros changement dans ma vie et pour elles aussi. »

Seulement 5% des victimes d'agression portent plainte.

Ce rassemblement se tenait en marge d'une manifestation nationale, qui se déroulera ce soir à Montréal, Québec et Sherbrooke.

Audrey Folliot, Bell Média