Être bien logé pour sa santé mentale

Être bien logé contribue grandement à notre bien-être et à notre santé mentale.

C'est la réflexion que veut amener un professeur de l'UQAT en cette Journée mondiale de la santé mentale (mercredi).

L'endroit où on habite est le premier lieu où on établit ses relations intimes et sociales.

Ç'a donc un impact direct sur la santé mentale, explique le professeur et chercheur à l'Unité d'enseignement et de recherche en sciences du développement humain et social de l'UQAT, Stéphane Grenier.

« Un logement, par exemple, qui est surpeuplé, apporte de la promiscuité et des problèmes sociaux. Un logement qui est situé dans un quartier où il y a beaucoup de délinquance peut apporter de l'insécurité et de l'instabilité résidentielle. L'absence de logement fait perdre tous les repères à toutes les personnes. »

- Stéphane Grenier

Les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale bénéficieraient grandement de plus de logements sociaux, avec ou sans support communautaire, de maisons de transitions et d'appartements supervisés.

Actuellement dans la région, les logements sociaux construits sont plutôt destinés aux aînés.

Stéphane Grenier espère que le nouveau gouvernement caquiste priorisera davantage la question du logement en général, alors qu'il en faudrait au moins 1 000 de plus seulement dans la Vallée-de-l'Or.

« On a eu quelques avancées où on a dit qu'on essaierait de remettre les subventions au niveau du logement social un peu à jour, parce qu'on est au taux de 2009 en ce moment. Déjà ça, ça accélèrerait la livraison des unités qui ont déjà été promises. Pour l'Abitibi, c'est primordial. Ça fait plus de 12 ans qu'on est en situation de crise du logement. »

- Stéphane Grenier