Faire de sa santé mentale une priorité

Prendre soin de sa santé mentale est important, et c'est un des messages à retenir en cette Semaine nationale de la santé mentale. Sous le thème Découvrir, c'est voir autrement, le Mouvement Santé mentale Québec veut sensibiliser la population à l'importance de conserver son équilibre émotionnel.

 

La Ressource d'aide et d'information en défense des droits en santé mentale de l'Abitibi-Témiscamingue (RAIDD-AT) emboîte le pas.

Les statistiques sont alarmantes, alors que le quart des travailleurs éprouverait de la détresse psychologique et que la moitié des étudiants universitaires ressentirait des symptômes dépressifs.

La conseillère en défense des droits au RAIDD-AT, Sarah Laliberté, estime que notre santé mentale doit être notre priorité.

« Depuis les années '90, les problèmes en santé mentale augmentent de façon alarmante puis il n'y a personne qui est à l'abri. On voit de plus en plus de dépressions, plus d'anxiété, et ce, de plus en plus chez les jeunes aussi. La santé mentale, c'est une priorité, car ça nous permet de nous réaliser dans toutes les sphères de notre vie. »

- Sarah Laliberté

Elle invite aussi chaque personne à faire un petit pas pour contribuer à développer ou maintenir la santé mentale de ses proches. Plusieurs activités sont organisées jusqu'au 12 mai.

Les jeunes de 4e année de l'école Saint-Bernard d'Évain recevront de l'animation sur l'intimidation, il y aura des kiosques de sensibilisation dans une école secondaire et au campus d'Amos du Cégep, ainsi qu'aux Promenades du Cuivre de Rouyn-Noranda. Les organismes communautaires du Témiscamingue et le réseau de la santé seront aussi visités.

Plus d'informations sont disponibles sur le web.

Plus de jeunes consultent

De plus en plus de jeunes Canadiens, âgés de 5 à 24 ans, se rendent à l'hôpital pour des troubles de santé mentale. Au cours des 10 dernières années, les visites à l'urgence ont bondi de 75% et les hospitalisations de 65%, selon l'Institut canadien d'information sur la santé.

Le nombre de diagnostics de trouble mental est toutefois demeuré stable.

Les chercheurs craignent qu'une lacune dans les soins de première ligne soit à l'origine des visites à l'hôpital en situation de crise.