« Faut qu'on se parle » : le pouvoir aux citoyens

Le collectif « Faut qu'on se parle » veut redonner aux citoyens la voix qui leur revient.

150 personnes de partout en région ont pris part à la consultation publique d'hier soir (mardi), à Rouyn-Noranda.

Ils ont présenté leurs idées et débattu sur l'éducation, la démocratie et le développement régional.

Plusieurs ont proposé d'instaurer une formation à la citoyenneté à l'école pour donner plus de pouvoir aux jeunes.

Diminuer le ratio profs-élèves est aussi une solution, croit une auteure du collectif, la Témiscamienne Claire Bolduc.

« Dès l'arrivée à l'école, dès qu'on commence à socialiser les enfants, on devrait aussi introduire leur rôle comme citoyens, qu'est-ce que c'est la démocratie, dans quel système de société on vit et qu'ils en fassent l'apprentissage tout au long de leur parcours. »

Fonder une chambre des régions a aussi été proposé.

Les citoyens ont une voix, et il ne faut que 8 000 personnes pour faire changer les choses.

À nouveau, Claire Bolduc :

« Le pouvoir, le vrai pouvoir, il appartient toujours aux citoyens. On s'imagine qu'une fois qu'on a élu des gens, ils peuvent prendre toutes les décisions et faire ce qu'ils veulent, et c'est faux. On n'est pas obligé d'attendre après l'état pour se mettre en marche, pour induire des changements dans ce qu'on veut. »

Le collectif publiera, vers le mois de février, un livre avec les recommandations de construction d'un projet de société qui auront été récoltées.

Le gouvernement pourra alors librement s'en inspirer, mais l'objectif est surtout de donner une voix à la population.

Plus de 250 assemblées de cuisine, qui se déroulent en petits groupes chez les gens, sont prévues. Deux ont lieu aujourd'hui au Témiscamingue.