Gilles Chapadeau veut décentraliser le système de santé

Le péquiste Gilles Chapadeau s'engage à décentraliser les services de santé et services sociaux dans la région s'il est choisi le 1er octobre.

Le candidat dans Rouyn-Noranda-Témiscamingue juge que les patients ont fait les frais de la réforme Barrette.

Il propose que le président et le vice-président du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Abitibi-Témiscamingue soient élus par le conseil d'administration et non par Québec.

La décentralisation est la clé puisque les gens sur le terrain sont les mieux placés pour prendre les décisions, selon Gilles Chapadeau.

« On l'a vu au cours des dernières années, le système ne fonctionne pas. Il y a des ruptures de services régulières, les besoins de la population ne sont pas rencontrés, et il y a une crise [de confiance] envers le système de santé. Il faut redonner un véritable pouvoir aux gens du terrain, aux usagers. »

Gilles Chapadeau

Pas question toutefois de rejouer dans les structures et de défusionner le CISSS.

Du pouvoir au Témiscamingue

Gilles Chapadeau veut aussi redonner au Témiscamingue un pouvoir de gouvernance et d'intendance sur les soins qui y sont prodigués.

« Il y a un conseil d'administration qui peut être nommé et qui a un véritable pouvoir d'influence au Témiscamingue. On a centralisé soit à Québec ou à Rouyn-Noranda, ce qui n'est pas plus acceptable pour eux, et je les comprends. Ils sont bien organisés, ils sont une planification stratégique, il y a une véritable participation citoyenne et il faut qu'il y ait davantage de participation citoyenne à travers des décisions. »

Gilles Chapadeau

Il déplore les multiples ruptures de services dans les dernières années au Témiscamingue et que des femmes aient du accoucher à 100 km de chez elle, par exemple.