Horne 5: permis et financement dans la mire de Falco

Ressources Falco vise toujours 2020 pour le début des travaux de construction de sa mine Horne 5, à Rouyn-Noranda, soit un an plus tard que ce qui avait été initialement prévu.

 

Tout le processus administratif derrière le projet d'un milliard de dollars est très long. Tant que les autorisations environnementales n'auront pas été émises, Falco a diminué ses dépenses d'exploration pour se concentrer sur les permis et le financement.

Il faut gérer efficacement, explique le président et chef de la direction de Falco, Luc Lessard.

« On n’en fait pas de campagne de forage, ça, c'est connu pour 2019. Essentiellement, on [se concentre] sur les relations communautaires, on maintient le cap sur nos parties prenantes, on continue nos relations avec le ministère de l'Environnement parce qu'ils nous demandent certaines analyses ou études complémentaires, on est en train de les faire, pour compléter, si on veut, notre étude d'impact. »

- Luc Lessard, président et chef de la direction

Luc Lessard de Ressources Falco. Crédit: Audrey Folliot, Bell Média

Redevances Aurifières Osisko s'est déjà engagé dans le projet à hauteur de 180 M$ et des échanges sont en cours avec Québec, mais outre cela, le financement est difficile à obtenir.

Toutefois, le président et chef de la direction a confiance d'arriver à attirer des prêteurs, puisque les ressources estimées à 6 millions d'onces d'or et la durée de vie de la mine évaluée à plus de 15 ans sont attrayantes.

Selon Luc Lessard, toutes les minières vivent les contrecoups du marché actuellement et plusieurs compagnies aurifères juniors sont dans le rouge. Il estime aussi qu'avec la lourdeur administrative, il n'est pas rare que les délais s'allongent.

« Ce qui prenait dans le passé peut-être cinq, six ou sept ans, aujourd'hui, ce n'est pas rare de voir des projets à plus de 10 ans entre les premiers trous de forage et le début de l'exécution, c'est-à-dire le début de la construction. »

- Luc Lessard

La communauté impliquée

Falco a tenu la première rencontre de son comité consultatif en février.

Des personnes de divers milieux sont impliqués et de ce côté-là, ça va très bien, se réjouit Luc Lessard.

« Ce qu'on veut s'assurer, c'est qu'on donne l'opportunité à la population de Rouyn-Noranda et des environs de donner leur point de vue sur les différents enjeux environnementaux, sociaux, économiques, sur tous les aspects du développement durable. Dès le début du processus, on est passé à travers l'ensemble du dossier, et ce que je peux remarquer, c'est qu'il y a beaucoup d'intérêt et beaucoup d'enthousiasme. »

- Luc Lessard

Une deuxième rencontre du comité est déjà prévue pour juin.