Hydro-Québec veut renforcer ses réseaux en Abitibi-Témiscamingue

Hydro-Québec souhaite renforcer la capacité de ses réseaux à 315 kV et à 120 kV en Abitibi-Témiscamingue d'ici 2024. Déjà, la société d'État en est à l'étape de l'avant-projet.

 

Hydro-Québec veut construire une nouvelle ligne de transport à 315 kV d'environ 150 kilomètres, entre le poste de Lebel-sur-Quévillon et un nouveau poste électrique qui serait construit en Abitibi-Ouest. Le parcours devrait traverser en grande partie la MRC d'Abitibi.

C'est que les experts prévoient une croissance économique importante dans la région, donc logiquement une augmentation marquée de la demande d'électricité.

« On a des équipes qui sont dédiées à la planification du réseau de transport, ainsi que des spécialistes qui évaluent, à partir des différents paramètres socio-économiques, les possibilités de croissance de la demande en électricité. La demande en électricité est en croissance dans la région depuis 2010 et nos spécialistes prévoient que cette croissance-là va se poursuivre au cours des prochaines années. »

- Diane Guillemette, conseillère en relations avec le milieu chez Hydro-Québec

La zone d'étude actuelle de 895 kilomètres carrés. Les lignes ne prendront qu'une partie de cette zone.

Gracieuseté Hydro-Québec. La zone d'étude actuelle de 895 kilomètres carrés. Les lignes ne prendront qu'une partie de cette zone.

Hydro-Québec est en période d'analyse des différents paramètres du projet, incluant une période de consultations dans le milieu. Ces informations serviront à produire l'étude d'impact environnementale.

Consultations en cours

Une vingtaine d'intervenants ont été consultés jusqu'à présent, surtout les gestionnaires des territoires concernés et la Première Nation Abitibiwinni inclus dans la zone d'étude de 895 kilomètres carrés. Le but était de déterminer leurs préoccupations et attentes.

La Société d'État voulait les rencontrer afin de pouvoir éviter les aires protégées, les terres agricoles et autres milieux sensibles dans un futur tracé.Les citoyens seront ensuite consultés.

« À la lumière des rencontres qu'on a tenues jusqu'ici, puis des études qui sont en cours, on va élaborer différents tracés de lignes et d'emplacements de postes, qu'on va aller proposer au milieu. Des consultations auront lieu à la mi-mars auprès des citoyens des municipalités touchées, puis auprès de tous les citoyens et organismes intéressés par notre projet par la suite. »

- Diane Guillemette

De son côté, la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda (CCIRN) a reçu une présentation mardi et est en faveur du projet de renforcement, au bénéfice de l'industrie minière. Son président, Jean-Claude Loranger, indique que ça permettra de consolider leur développement, notamment le long de la faille de Cadillac. Le projet Falco sera gagnant. 

Les équipements que souhaite ajouter Hydro-Québec permettraient de renforcer les réseaux existants en plus de réduire les pertes d'énergie et d'améliorer la flexibilité d'exploitation.

Une fois tout cela terminé, vers 2021, le projet devra être autorisé. Si c'est le cas, les équipements devraient être en service pour 2024.