« Il faut financer par programmes pour aider les cégeps » - Sylvain Blais

Le directeur général du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Blais, croit que les cégeps sortiraient gagnants d'un financement par programmes.

C'est une des recommandations qui manque, selon lui, dans l'étude commandée par la Fédération étudiante collégiale.

L'étude suggère de revoir le plan de financement des cégeps, notamment le financement au prorata du nombre d'étudiants, sans quoi les collèges les moins populeux sont à risque de fermer.

On propose plutôt de donner davantage aux cégeps qui augmentent leur fréquentation ou le taux de diplomation.

Ce n'est pas une mauvaise idée, mais Sylvain Blais croit qu'il faudrait plutôt instaurer diverses allocations fixes, peu importe la taille du collège.

Le financement par programme serait la meilleure solution pour tous, croit le directeur général.

« On devrait assurer un financement suffisant pour pouvoir faire l'offre d'un programme. Même si le collège est de grande taille, mais que tous ses programmes sont en difficulté d'attraction, ça ne lui amène pas de solutions même avec un financement associé à la taille de l'établissement. »

L'étude sera soumise à la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David.

Des rencontres avec des vis-à-vis gouvernementaux sont prévues dans les deux prochaines années pour discuter du modèle de financement.

Le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay, croit qu'elle aura une oreille attentive.

« Madame David, elle a quand même introduit un programme de mobilité interrégionale, elle s'est montrée ouverte à revoir le financement. Les étudiants évaluent à 85 M$ le manque à gagner dans le réseau collégial. Nous, on a fait des demandes au gouvernement de 185 M$, vous voyez qu'il y a un enjeu de financement qui est évident. »