Intégrer les personnes handicapées au marché du travail

Jusqu'à demain, c'est la Semaine québécoise des personnes handicapées.

Pour l'occasion, la Table Concert-Action pour l’intégration en emploi des personnes handicapées de l’Abitibi-Témiscamingue a lancé un dépliant.

Celui-ci met en valeur des employeurs qui n'hésitent pas à embaucher du personnel avec des limitations.

Le Refuge Pageau en fait partie. Il emploie actuellement cinq personnes avec diverses limitations. 

Son directeur général, Felix Offroy, invite les entreprises à faire une place à ces gens.

« Au lieu de créer des postes et de chercher des gens qui cadrent directement là-dedans, des fois, on peut trouver des gens et définir des postes qui leur conviennent. Ça peut devenir les personnes les plus heureuses d'aller travailler et qui en donnent le plus à l'entreprise. »

Encore du travail à faire

Il faut sensibiliser et briser les préjugés.

La directrice générale du Regroupement d'Associations de personnes handicapées de l'Abitibi-Témiscamingue, Nathalie Rodrigue.

« On voit des gens de plus en plus intégrer les personnes handicapées. On est dans une région où il y a une pénurie de main-d'oeuvre, mais dans des emplois très spécialisés. Ce qu'il nous reste à faire, dans le fond, pour une personne handicapée, c'est d'aller chercher la formation pour pouvoir intégrer un de ces types d'emplois. »

Malgré les multiples avancées, il reste encore beaucoup à faire, notamment en terme d'accessibilité aux bâtiments.

Financement rare

Par ailleurs, l'avenir du Centre de jour pour personnes handicapés physiques et intellectuelles l'ACTIA, au Témiscamingue, est toujours incertain.

Sa coordonnatrice, Carole Paquin, se donne maintenant jusqu'à la fin juillet pour recevoir un financement récurrant, sans quoi l'ACTIA devra fermer.

« Pour les centres de jour et tout, les sous sont très rares et il va falloir qu'il se passe quelque chose sous peu. »