Intervention du ministère de l'Économie dans l'étude de biosurveillance

Même si c'est la Direction de la Santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue qui mène l'étude de biosurveillance sur les enfants du quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda, le ministère de l'Économie a été impliqué.

 

C'est ce que révèle la radio de Radio-Canada, qui a mis la main sur des échanges de courriels grâce à une demande d'accès à l'information.

Un représentant du ministère de l'Économie a donc eu des discussions liées à l'étude avec un représentant de la Fonderie Horne, puis avec des sous-ministres du ministère de la Santé et de l'Environnement.

Il est toutefois difficile d'établir les motivations derrière ces échanges, mais le ministère de l'Économie a dit vouloir un « plan de match » et aurait tenté de repousser une rencontre entre la Santé publique et la Ville de Rouyn-Noranda.

Inquiétudes multiples

De son côté, à la lumière des informations dévoilées dans les derniers jours, la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, invite le gouvernement à faire preuve de transparence.

Elle s'est dite préoccupée par les résultats préliminaires et demande au ministre de l'Environnement de dévoiler rapidement les prochaines cibles de réduction des émissions d'arsenic que la Fonderie Horne devra atteindre.

Émilise Lessard-Therrien a aussi ajouté sa voix à celle du Comité ARET qui demande une étude plus large pour l'ensemble de la Ville.

Par ailleurs, le Regroupement Vigilance Mines de l'Abitibi et du Témiscamingue (REVIMAT) dénonce « le laxisme du ministère de l'Environnement qui autorise, jusqu'en 2021, la Fonderie Horne à émettre jusqu'à soixante-sept fois (200 ng/m³) au-dessus de la norme québécoise annuelle de 3 ng/m³ ». Selon le REVIMAT, les citoyens sont toujours exposés à des doses d'arsenic injustifiables malgré les améliorations faites depuis 2004.

Rappelons que les résultats de cette étude seront dévoilés publiquement le 14 mai prochain, à Rouyn-Noranda.

Les résultats préliminaires sont inquiétants, alors qu'ils indiquent que les taux d'arsenic dans les ongles des enfants du quartier Notre-Dame sont quatre fois plus élevés que les taux du groupe témoin.