« J'ai appris beaucoup sur les échanges dans le domaine minier » - Christine St-Pierre

La ministre québécoise sortante des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, estime que l'Abitibi-Témiscamingue tire bien son épingle du jeu à l'international.

De passage dans la région aujourd'hui (vendredi), la candidate libérale dans Acadie a déjeuné avec des organismes de la région comme 48e Nord International et des équipementiers.

L'ambassadeur du Burkina Faso au Canada était aussi de la rencontre.

Christine St-Pierre estime que l'Abitibi-Témiscamingue et le Québec ont beaucoup à gagner avec ce pays d'Afrique de l'Ouest, notamment au niveau minier.

« J'ai vu à quel point l'impact des entreprises québécoises est important dans cette région du globe. Le Burkina Faso étant un pays de l'Organisation internationale de la francophonie, nous en sommes membres, il faut vraiment continuer à travailler très fort, parce qu'on a une expertise qui peut être intéressante pour le Burkina Faso et ils ont de la main-d'oeuvre qu'on pourrait peut-être amener ici. »

Christine St-Pierre

L'ambassadeur du Burkina Faso au Canada, Athanase Boudo, parle de l'impact du Canada et de l'Abitibi-Témiscamingue dans son pays.

« Des 12 mines qui sont en production au niveau du Burkina Faso, le Québec en a cinq, et c'est des grosses entreprises, qui interviennent dans le cadre du développement local, qui mobilisent dans le cadre de la réduction du chômage. »

Athanase Boudo

67 % de la population Burkinabée a moins de 25 ans, Athanase Boubo est donc convaincu que plusieurs seraient intéressés à venir travailler dans les mines ici.

Confiante pour l'ALÉNA

Par ailleurs, la gestion de l'offre n'est pas négociable pour les principaux partis politiques du Québec, alors que plusieurs chefs ont pris une pause de la campagne électorale pour appuyer les agriculteurs, ce matin (vendredi). 

Les producteurs laitiers pourraient faire les frais des négociations du gouvernement Trudeau avec les États-Unis sur le renouvèlement de l'AÉNA.

Le Québec est confiant d'en arriver à une entente, assure Christine St-Pierre.

« L'ALÉNA est un accord qui est très important, non seulement pour le Canada et le Québec, mais aussi pour les Américains. Ils ont 14 millions d'emplois qui dépendent du libre échange, alors ils le comprennent très bien. »

- Christine St-Pierre

Plus tard aujourd'hui (vendredi), la candidate libérale visitera Val-d'Or et la communauté de Kitcisakik qu'elle a connu lors de son temps comme journaliste.

La ministre sortante est arrivée jeudi soir à l'invitation du fondateur du Festival de musique émergente (FME) en Abitibi-Témiscamingue, Sandy Boutin, et en a profité pour prendre part à la soirée d'ouverture.