L'ACTIA lance un cri du coeur

Malgré la menace de fermeture qui pèse sur le Centre de jour pour personnes handicapées physiques et intellectuelles l'ACTIA, au Témiscamingue, sa coordonnatrice ne perd pas espoir.

Carole Paquin y travaille depuis son ouverture, il y a 20 ans, et lance un véritable cri du coeur.

Elle se réjouit de l'appui politique et financier des élus de Ville-Marie, via un encan.

Mais l'ACTIA a besoin d'un 50 000 $ récurrent pour poursuivre ses activités et briser l'isolement des personnes handicapées.

Sans cela, à la fin juin, le service disparaitra, se désole Carole Paquin.

« En ce moment, la subvention qu'on reçoit n'est même pas assez haute pour les salaires, et on a coupé dans les salaires. On est seulement que deux personnes, moi en tant que coordonnatrice et j'ai une animatrice aussi. Avant, on était trois, quatre parfois, maintenant, on est deux. »

Un mode de vie

Plusieurs personnes handicapées du Témiscamingue comptent sur l'ACTIA pour socialiser et avoir du plaisir.

Fermer l'ACTIA, c'est nuire à leur qualité de vie et à celle de leur famille, ajoute Carole Paquin.

« Ceux en fauteuils roulants ont la possibilité de sortir, car nous avons le transport adapté. Ceux qui demeurent chez eux ou en famille d'accueil, ça donne un répit aussi. Pendant qu'ils sont ici à l'ACTIA, on ne se cachera pas qu'ils ne sont pas à l'urgence, les médicaments, ils en prennent peut-être beaucoup moins, c'est un mode de vie. »

Les activités du Centre se sont transformées, malgré elles, en activités de financement.

Des demandes ont été faites auprès du CISSS et du député Luc Blanchette, et l'ACTIA espère une réponse sous peu.

L'ACTIA compte 54 membres actifs, et reçoit de 10 à 25 personnes par jour.