L'Action boréale accuse le gouvernement d'être contre la protection du territoire

L'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue accuse le gouvernement de ne pas vraiment être en faveur des aires protégées.

Le Québec s'était engagé à protéger 12 % de son territoire pour 2015, mais on est encore sous le 10 %.

Selon l'organisme, c'est que les trois ministères impliqués dans les décisions ne travaillent pas tous dans le même sens.

Le sujet revient sur la table alors que la direction régionale du ministère des Forêts aurait proposé des coupes de bois dans une future aire protégée du Lac à la Truite, dans le secteur du Témiscamingue.

Le président de l'ABAT, Henri Jacob, est furieux.

« Nous, on continue de participer à toutes les consultations, on écrit des mémoires dans le but de finir par atteindre le 12% des aires protégées, et d'un autre côté, ce qu'on voit, c'est que le ministère des Forêts et celui des Ressources naturelles, eux, font tout le contraire. Donc, à l'intérieur du gouvernement, il y a vraiment comme deux têtes qui ne pensent pas de la même façon. Un est pour la conservation, l'autre s'en fout. »

Henri Jacob s'insurge aussi que la cible annoncée pour 2020 soit de 17% d'aires protégées, alors que la cible précédante n'est toujours pas atteinte.

L'organisme a envoyé une lettre au ministre de l'Environnement David Heurtel, à celui des Forêts, Luc Blanchette, et à son homologue des Ressources naturelles, Pierre Arcand, pour dénoncer la situation.

Ci-bas, la carte de la future aire protégée et des futures coupes envisagées, document obtenu par l'ABAT lors des consultations.